Abou'lghazi, p
3. ir/., p. 144. Je traduis Rivadj par « cours ». Le sens est • mode, circulation ». AbouMghazi accuse Gouyouk d'avoir fait de la pro|)agande chrétienne, ce qui est faux. Les Mongols n'ont jamais fait de propagande religieuse.
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donné au Kaan venu de Chine, à Thomme du Yassak, « du Règlement », à « la nation des archers », comme l'appellent simplement les Arméniens. L^affaire devint très vile iranienne; les Turcs, suspects à tout le monde, si braves qu*ils fussent, si superbes sur le champ de bataille où ils ne connaissaient plus que leur amour-propre militaire, à la fin n*y tinrent plus, et prirent franchement le parti du Maudit contre l'Iranien méprisé, préférant leur étendard invincible à la religion qu'ils avaient en commun avec ces fuyards et ces miliciens d*embuscade. Les plus effrontés se moquent de Djelal Ed-Dine, se nantissent < émirs de Tan sept ». Dans l'Irak, c'est un certain Djemal Ed-Dine qui « réunit à Hamadan un certain nombre de Turcs de l'Irak, aventuriers de profession et fauteurs de discorde ' ». L'un après l'autre, ils passent à l'ennemi, sous le vrai drapeau national; ceux qui ne prirent point parti se firent tuer à la turque, sabre en main, pour l'honneur, pour le plaisir. Le moment arriva où les populations iraniennes elles-mêmes se dégoûtèrent de leurs dévots vengeurs, et leur préférèrent le païen mongol ; Nessavi l'avoue loyalement. A Kazroun, un ecclésiastique, un Iranien, le cheikh Abou Ishak de Chiraz, tenait la ville pour les Kharezmiens, < terrorisant les habitants, ravissant les enfants, violant les femmes ». Les Mongols l'envoyèrent en Chine, où il arriva quasi mort; on fit br&ler « son corps demi-inanimé », et cette fois, Nessavi donne raison aux Maudits, c II mérita le sort qui lui était réservé... Espérons que ce châtiment immédiat a sauvé ce misérable du châtiment éternel *. »
Au milieu de cette 'atroce chouannerie, des traits de hautaine générosité, le courtois respect du courage, naturel à des gens si braves; à Ispahan, les Mongols font le salut