Nessavi, p
S. Id., p. 130, 131.
d^armes à Djelal Ed-Dine vaincu, et le laissent passer; c^est un déserteur qui Ta raconté à Nessavi : « La mêlée était telle que les issues pour fuir étaient plus étroites que le trou d*une aiguille de tailleur. Il ne restait plus autour du Sultan que quatorze de ses pages particuliers. A ce moment, en tournant la tète, il aperçut un de ses porte-drapeau qui tournait bride et prenait la fuite. Il s'élança sur lui, le transperça... puis par une charge... il s'ouvrit pour lui et les siens un passage à travers Tennemi... En voyant ce qui venait de se passer, le Maudit fiaïnal fut émerveillé... il rejeta sa massue en arrière, et s'écria : Tu te tirerais d'aiïaire partout où tu iras M » Avec une remarquable sûreté de coup d'œil, les conseillers de Djagataï et du fils de Djoudji, de Batou « le Débonnaire », virent de suite que la chevalerie de Djelal Ed-Dine ne pouvait rien contre le caporalisme mongol et le chauvinisme turc; ils laissèrent le héros de roman s'agiter dans le vide; il s'y débattit en désespéré, tantôt roi, tantôt capitaine de chouans, prolongeant l'aventure pendant six héroïques années (1226-1231) sans pouvoir une seule fois entamer le lerritoire mongol; à la fln, ce fils d'empereur périt dans la tanière enfumée d'un rustre kurde. Traqué par les colonnes mongoles jusque dans les montagnes du Kurdistan, il venait d'être battu, s'était dégagé seul, tuant deux hommes de sa main. Dans la montagne, des brigands kurdes le détroussent; ils allaient le tuer, quand il se nomme, et promet au chef des brigands de le faire prince, s'il le sauve : c Le chef décida de reconduire le Sultan dans ses Etats, et l'emmena vers son campement, auprès de sa compagne; puis le laissant sous la garde de sa femme, il alla en personne dans la montagne chercher des chevaux. Pendant qu'il était absent, un Kurde de la plus basse classe,