‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 134 sur 212 · Nessavi, p · texte numérisé non relu

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une sorte de brute, tenant un épiou à la main, se présenta chez lui, et dit à la femme : Qu'est ce Kharezmien? Pourquoi ne le tuez-TOus pas? — G^est impossible, répondit-elle; mon mari lui a accordé Taman, parce qu*il a déclaré qu'il était le Sultan. — Comment, s'écria le Kurde, avez-vous pu croire qu'il était le Sultan! D'ailleurs i Khélàth, on a tué un de mes frères qui valait mieux que lui. Ce disant, le Kurde frappa le Sultan d'un tel coup d'épieu qu'un second eût été inutile ^ »

Ses chouans prirent parti en Roum, continuèrent la vie d'aventures; on les rencontre partout où l'on se bat, les « Corasmins », comme les appelaient nos croisés. Joinville en a vu ; un Corasmin montait la garde dans sa prison, en Egypte.

Les débris de la bande, survivants des grandes guerres, se jetèrent en Syrie, bravant musulmans et chrétiens ensemble, se battant à tort et à travers, contre tout ce qu'ils rencontraient. Quand on les vit arriver de si loin, s'installer comme en pays conquis, ouvrir leur marché d'hommes d'armes à qui payerait, tout le monde prit peur, et surtout, les Turcs, qui savaient à quoi s'en tenir, et reconnaissaient des concurrents. Le « Soudan de la Chamelle », et Gautier de Brienne, et le Maitre du Temple, et l'évèque de Rames, s'assemblèrent tumultueusement. Sarrasins et croisés; au « Soudanc de la Chamelle,... l'un des meilleurs chevaliers qui fust en toute paiennime », les chrétiens « firent si grant honnour en Acre que il li eslendoient les dras d'or et de soie par où il de voit aler ».

Alors, ces m Corasmins » errants, chassés de partout, fuyant devant l'étendard invincible du Kaan souverain de la Chine, donnèrent leur dernier coup de boutoir, et montrè-

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