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346 INTRODUCTION A L'HISTOIHE DK L*AS1E
la renaissance de la guerre savante, ont su roanier des troupes sur le champ de bataille, par des méthodes précises et rapides. Mais ce que les Mongols du xni" siècle possédèrent en propre, c'est la science des combinaisons strate* giques, et la sûreté de mouvements qu'assure une puissante organisation. Seuls, au moyen âge, les Mongols ont su réunir, acheminer vers le terrain, diriger et faire mouvoir de grandes armées; seuls ils ont plié toutes les volontés à une discipline uniforme. Les premiers ils ont donné à leurs soldats de véritables cadres permanents, avec une hiérarchie régulière, un avancement garanti : « Tchinghiz Khan avait divisé ses troupes en corps de dix mille hommes... Il avait défendu qu'aucun officier, chef de mille, cent, ou dix, appartenant à un corps d'armée, passât dans un autre. Les officiers ne devaient recevoir que par leurs chefs immédiats les ordres de leur chef de corps... Celui qui peut commander dix hommes peut s'élever au commandement d'une armée '. » De haut, le troupier mongol toise ces vassaux, ces sergents, ces chevaliers qui seront, demain, ce qu'ils étaient hier : lui, simple soldat, il sait qu'il a son bâton de maréchal dans son carquois; c'est écrit dans le Yassak; son caporal le lui a dit.
L'armement est simple et pratique, l'équipement minutieusement complet, mais réduit au strict nécessaire, l'outillage solide, léger et ingénieux. Pas d'armes encombrantes, pas de boucliers, si ce n'est pour monter la garde '. Pas de ferraille, qui se rouille à la pluie, et qu'il faut nettoyer sans cosse; une armure de cuir bouilli, facile à démonter, vernissée de laque pour ne pas prendre l'humidité '. Deux arcs,