Mon. Germ,, t. XXVHI, p. 20C
fouie, ils accouraient, pour conibaUre sous la banuiëre du bon Venceslas et défendre la chrétienté contre ces méchants Tartares :
Vers Bohême vit on aller
Maintes ^ens des pays d'Allemagne,
Avec lesquels le Roi
Par la Sittavie s*en vint
Sus auxdits Tatres (Mongols) *.
11 leur courut si peu sus qu*ils ravagèrent, à sa barbe, ses pays de Lusace, de Misnie, de Silésie, de Moravie; longue est la liste des villes, des bourgs, des abbayes où les Mongols en usèrent à leur plaisir, après Liegnitz; à Littau, à Gevilsch, à Dubravnik, à Freudenthal, à Brûnn; dans la seule Moravie, cinq villes, quatre abbayes; le maître du Temple écrit à saint Louis : « Et quanque nous avionz en Booine (Bohème) et en Morainne (Moravie), del (oui en tôt il ont détruit '. » Venceslas ne put rien empêcher malgré ses prétentions stratégiques ' et sa grande armée; Baïdar et Kaïdou le promenèrent du 10 avril au 7 mai S jusqu*au moment où Souboutaï les ayant rappelés pour une autre besogne, ils lui faussèrent compagnie, sans qu'il eût rien compris à la promenade et au brusque départ. 11 s*étail d*abord posté au défilé de Glatz, près de Tentonnoir, « la marmite de Glatz, Glatzer KrsuH », avec cette idée candide
1. Fontes t^rum Hohemirarum, l. UI, p. !H, 288 (d'après Slrakosrh, p. 56). Le texte p»1 on tchè<|ue; je cite d'nprès la traduction allemande du xiv' si^cle, dan:i liibliothek c/m lUlemriachen \>retns, i, XCVIII, p. I8i : • Czu Belicm sach man wandirn • Vol lut von Tutsi* h In landen, etc. •