‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 150 sur 212 · Slrak<»«trh, p. ir.9, et Ho^rer, p. r>fi · texte numérisé non relu

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3. Il vent/en l'outrage (|iu* lui avait fail Buri, quand relui-ct conspira contre Mciin^k** Kaan (12ri2), qui li* livra en In* s«'s mains. I! lui rappela ses insultes : <r Buri excu-^a^il se, i|iiia ebrius erat, quia s<il«*ntruntiunarf* ebrîis. » Et Baatu rc8(M>ndil : - Quomodo audebas me nominare in ebrietale tuaf Et fecit ei amputa re raput. • ^Rubniquis, p. 2K0.)

Tartaros cum spoliis, curribus oneratis, pecoribus, jumentis et aliis ustensilibus, undique revertentes ^ » Il a vu le sac (PEgres, OÙ les Mongols envoyaient leurs pionniers russes, et persans, et kiptchaks, « Rulheni, Ismahelite, Comani », combler les fossés sous les carreaux d'arbalète et les coups de mangonneaux, riant et disant, quand ils les voyaient tomber : C*est autant de coquins de moins : « Tartari rétro post omnes stantes ridebant de casu illorum » '. Mais les fossés comblés par cette canaille, c'étaient eux, les vrais Mongols, qui couraient aux échelles et grimpaient aux créneaux.

Le 11 décembre 1241, Ogodaï mourut. Quand la nouvelle fut officielle en Hongrie, soit en mars 1242, il ne fut plus possible de retenir Batou; Souboutaï lui-même le reconnut, et prit ses mesures pour l'évacuation du pays, depuis TAdriatique et les Marches de Trévise jusqu'au Dniestr; son travail militaire était fait, et en matière politique, ce soldat ne \ discutait pas. L'Europe étant vaincue, le Kaan étant mort, j rhonneur du drapeau sauf, il n'avait plus qu*à obéir à son seigneur le Saïn Khan. Toutefois, il fallait qu'il n'y eût pas même l'ombre d'une apparence, pouvant laisser à supposer qu'on reculait. Pendant que le gros de l'armée évacuait à petites journées, derrière Batou, parti le premier avec sa garde, Kadane et Kaïdou, par ordre, firent un mouvement oITensif vers l'ouest, et mirent tout à sac, pour prouver que les Mongols s'en allaient parce qu'ils le voulaient bien ^ Ils

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