Id., ilfid
3. Pendant qu'on prêchait la guerre sainte en Allemagne, où» entre autres, Louis de Spitzenberg et Albert d'Ailbach (Souat>c), L'Iric de L'Ilen, et Albert de Tirol furent des premiers à prendre larroix, les Mont^uls passaient tranquillement le Danube, et poui>s«'iient leurs reconnais^ancos au delà de la Haab, jusqu'à la Leilha. Tout près de Vienne, ils occupèrent Korneubour^ (Continuatio Garstensis, dans Mon, Germ,^ t. IX, p. Xi'è')^ dont ils avaient compris de suite Timportance slratégitjue : « Sans dommage, dit l'Annaliste, ils retournèrent en Hongrie. » Cependant, parmi les croisés, le margrave
proclamaient à cor et à cri qu*ils faisaient grâce à TÂlle-
magne : « fuerunt subito revocati et terram tam ultra
Danubium quam citro eorum in manibus habuerunt
Âuditis itaque rumoribus, quod Tartari aspernabantur Theutoniam expugnare,.... gavisus fui non modicum, quia Christianorum excidium vitabalur \ » Personne ne s y trompa; tout le monde comprit Tinsulle à Tempire leutonique, qu'ils dédaignaient d achever, « quod aspernabantur expugnare ». L'empereur ne bougea pas. Le pape prit son parti, et envoya une ambassade au Kaan. En attendant, puisque la Hongrie ne devait pas être gardée, les Mongols y enlevèrent tout ce qui était à leur convenance. La Transylvanie fut évacuée en juin 1242, la Bulgarie dans Thiver de 1242-43.
Les lettres do créance de Jean de Plan Carpin, légat du pape auprès du Kaan, sont datées de Lyon : « III nonas Martii anno 1245 »; Télecliou de Gouyouk comme Kaan n'eut lieu qu'en août 1246. Innocent IV a donc dû prendre son parti d'envoyer un légat à Karakoroum dès 1243, au moment même de Tévacuation de la Bulgarie, et il est probable que l'ambassade était en projet, dans l'esprit de son prédécesseur, Grégoire IX. Comme la papauté avait temporisé pour la croisade, elle temporisa pour l'ambassade, jusqu'au succès définitif des Mongols; le légat, qui n'était pas arrivé à temps pour faire des remontrances aux c< Barbares » pendant quils dévastaient l'Europe, se trouva présent, à l'heure exacte, au couronnement triomphal de leur
Herniann V do BaU*;. le duc OMo de Mt*ranio, le duc Bernard H de (:«irinlliie, le palriarrlir Berthold d'Aqiiilet' nVlaifnl pas bifn Itiin. Le 32 juin, Tarrhidur Frédéric, rrrivanl à rr\(''ijue de Con^Unre, se vante d'aM>ir balhi sepl rrnls MonvnU vu Aulrii'ho: la ^ifloire c>l inia;:inain';rV^l l'invasion de l'Autriche qui rsl rrelle :
Kt li Ta! are fort et riee linerruiirrcnt wrs <KU*rrire.
(Phil. MouîiUel, ilans .W. li., .\XVI, p. 819, uré 30r.37.)