Joinville, p. I9i
mongole. » La Syrie ne tarda pas à èlrc conquise, avec Alcp el Damas. Deux ans après, les Kiptchak et les Kharezmiens * du sultan d*£gypte Koutouz battaient Kit Bouka, près d'Aïn- Djalout en Palestine. Celui qui commandait ces musulmans, sous les ordres de Koutouz, nous le connaissons; c'était Taventurier kiptchak Beïbars, « la Panthère », de son nom de guerre, Bondokdar, « TArbalétrier », que les Vénitiens avaient acheté aux Mongols et vendu aux Mamlouks. Vainqueur pour la foi, la Panthère poignarda son maître Koutouz, prit à sa solde les derniers Assassins traqués par les Mongols, abattit les églises que la dévote Dokouz Khatoun avait fait b&tir en Syrie, chassa les Francs de leurs derniers postes, le Krak et Saint-Jcan-d'Acre, inventa coup sur coup deux pseudo-khalifes, dont il se défit dès qu'ils le génèrent. Contre les Mongols, il suscita les plus dangereux ennemis qu'ils pussent avoir, c'est-à-dire eux-mêmes. Ses agents convertirent à l'Islam le Khan de Kiptchak, Berékc Khan, (ils de Batou le Sain Khan, fils de Djoudji, frère du chrétien Sartokh (1262). Entre l'empire mongol de Perse et celui de Russie, la guerre éclata, fut apaisée par le Kaan de Pékin, puis, comme Pékin était bien loin, reprit. La lutte commençait entre le Yassak et le Chériat; l'empire national fondé par le Tchinghiz Khan allait se disloquer en divisions territoriales et en groupes confessionnels.
f, • Les armées de la Syrie et de TÉ^yple se composaient, en grande ]>artie, de Turoomans et de fuf^itirs de l'armée du sultan Djelal Ed>Dine. • (Rachid, p. 3i3.)