ÂbouUghazi. p. i50, texte* 159. trad
2. • Nous assistions aux prières, en compagnie du Sultan... l\ 8*asseyait
plus question de prier en persan comme aux premiers temps de Taposlolat. Auprès des Iraniens, llslam a causé gagnée; c'est parmi les Iraniens de vieille souche que se forme une prélalure héréditaire, qui lient en mains toute la haute société policée des villes; en Fergana, c'est la famille Sitadji, descendant du poète et de Texégète Djcmal Ed-Dine Sitadji (mort à Khodjend en 1242); ce sont les Khavend de Bokhara, Fakhr Ed-Dine Khavend, Mollah Tadj Ed-Dine Khavend (mort en 1329) ; on commence à leur donner le tilre de Sadr-i-Cheriat, a Président de la Loi religieuse », sous lequel ils deviendront plus tard les mallres des corps, comme ils le sont déjà des cf^nsciences. Deux siècles après cette époque oii dos princes apostats gouvernaient la Transoxiane, le voyageur anglais Jenkinson écrit qu'à Bokhara, le Sadr-i-Cheriat est plus que le roi '; la vieille capitale religieuse sous Tislamisme est redevenue la république théocratique, comme elle Tétait au temps du magisme. Au xiv* siècle, la toujours iranienne Bokhara était bien déchue : « Le maudit Tenkiz (Gcngiskhun), leTatar, l'aïeul des rois de rirak,ra dévastée. Ses mosquées, ses collèges et ses marchés sont ruinés, à rexceplion d'un petit nombre. Ses habitants sont méprisés; leur témoignage n'est pas reçu à Kharezm, ni ailleurs, à cause de leur réputation de partialité, de fausseté et d'impudence » *; mais au milieu de ce mépris universel du siècle, la religion gardait mainmise sur les âmes. « Nous logeâmes dans le faubourg de Bokhara nommé Feth Ahad (le séjour de la victoire), où se trouve le tombeau du Cheikh, du savant, du pieux et dévot Seïf Ed-Dine Al Bakharzy; il était au
pour rériler les louanffos de Dieu, en langue luniue, après la prière de Taurore jus()u'au lever du soleil. • dbn Daloutah, l. Hl, p. 3(i.}Les Arab<*9 avaient acrordé la prièro eu iranien (voir plus haut, p. 125). Mais cVtail romnie moven d'apostolat, et à une ê|Ki(iuc où la liturgie musulmane nVtait pa^ encore faite.