Ibn BatouUh, t. Ml, p
Bouzoun rétablit les libertés turques et le Parlement annuel sans que personne en Transoxiane osât bouger; avec horreur, Ibn Batoulah parle de sa tyrannie; avec joie, il montre les menées souterraines de llslam, des moineries, des confréries, contre le monstre du tolérantisme :
« Lorsque ce prince se fut emparé de la royauté il tourmenta les musulmans, traita injustement ses sujets, et permit aux chrétiens et aux juifs de réparer leurs temples. Les musulmans gémirent, et attendirent impatiemment que quelque revers vint al tendre Bouzoun '. » C'est dans le pays iranien par excellence, en Khorassan, que TËglise musul* mane ourdit sa trame. Un prétendant évincé une première fois, Khalil, servit d'agent à llslam, proposa le coup au sultan gouride de liérah, Hussein, (ils de Guyas Ed-Dine, lui offrant a de partager avec lui son royaume, lorsqu'il en aurait fait la conquête. Le roi Hussein fit partir avec lui une armée considérable.... Lorsque les émirs musulmans apprirent l'arrivée de Khalil, ils lui firent leur soumission, et lui témoignèrent leur désir de combattre les infidèles. Le premier qui vint le trouver fut Ala-El-Moulk Khodavend Zadeh, prince de Termiz. » Livrer Termiz, c'était livrer la clef de la Transoxiane à une armée venant du sud; Khalil fit du traître son premier ministre; Bouzoun trahi tomba entre ses mains. Llslam, même victorieux, était si peu sûr des Turcs dont la défeclion assurait son triomphe, que pour mettre Bouzoun à mort, Khalil observa scrupuleusement le cérémonial du Yassak. Il le fit étrangler avec une corde d'arc, « car c'est la coutume, chez ces peuples, de ne faire périr les fils de rois que de cette façon * ».
Dans leur premier enivrement, les musulmans vainqueurs coururent sus à la chrétienne Almalik et à la Pentapole