‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 174 sur 212 · Rachid Ed-Dine, p. 35i · texte numérisé non relu

Rachid Ed-Dine, p. 35i

4S6 INTRODUGTlOiN k L'HISTOIRE DE L'ASIE

Dine est évidente; c'est au retour d*Âïn Djalout que le vieux Koutouz fut assassiné par Bibars.

L'Egypte était sauvée, et Tlslam vengé. L'alliance des Mongols du Kiptchak convertis sous Béréké avec les Mamlouks

de Bibars déchainail contre Houlagou une véritable croisade

musulmane. Un moment, llslam crut avoir partie gagnée; ce fut en 1262, quand le fils d'Ârgana, le musulman Mobarek Chah, hérita du trône de Transoxiane, sous la direction de Masoud, fils du grand Mahmoud Yelvadj; llslam fit ce rêve qu'un Yelvadj sacrifierait la doctrine politique mongole à la foi religieuse. Masoud resta inflexible, comme l'avait été son père, ferme musulman, mais Mongol avant tout; s'il n'aida pas à supprimer le sultan Mobarek Chah, il laissa faire : « Mobarek Chah était un monarque bon musulman, doux et d'un caractère peu tyrannique. Il empêchait constamment les Mongols de commettre des injustices et des actes d'oppression. En conséquence, quelques-uns d'entre eux cherchèrent un prétexte pour faire périr ce prince équitable '. » Les patriotes le remplacèrent par Borak, « célèbre par sa bravoure et son audace, et cité pour son courage et son orgueil ' >». Il avait pour lui Tinvestiture de Khoubilaï, et la protection des Yelvadj; il trahit à la fois son suzerain, son parti, et son ministre, se jeta dans l'Islam à plein collier : <c II embrassa l'islamisme deux ans après son élévation, et reçut le nom de Guyas Ed-Dine... Mais après sa mort, tous ceux qui s'étaient faits musulmans pendant son règne retournèrent à la foi qu'ils professaient d'abord ^ » Enveloppé de ces conspirations et des trahisons musulmanes, Houlagou, le mari do la chré* tienne Dokouz, resta inébranlable dans son tolérantisme. Au plus fort du danger, en 1263, quand ses vassaux chrétiens

1« Khondémir. Extraits, par Defrémery, p. 68.

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