Ihid.^ vui* série, t. tX, p. 155, et xx, p. 21M
428 liNTRODUCTION A L'HISTOIRE DB L'ASIE
nile pour Houlagou, fait un panégyrique enthousiaste des sultans mongols, dans son histoire du khalifat^
Lorsque Houlagou mourut en 1264, et encore plus Tannée suivante, quand sa pieuse femme, l'impératrice Dokouz Khatoun, le suivit, grand fut le deuil parmi les chrétiens jacobites et arméniens : » Au commencement de Pâques mourut Houlagou, écrit Âbou'l Faradje; sa sagesse, sa magnanimité, ses grandes actions, ne peuvent être égalées. L'année suivante décéda la reine Très Fidèle, Dokouz Khatoun. La douleur des chrétiens par le monde entier fut bien grande, au départ de ces deux flambeaux et protecteurs de la religion chrétienne '. » L'Arménien Orpelian dépasse encore, en louanges, le Nestorien Âbou'l Faradje : « Le grand et pieux roi, le maître du monde, l'espoir et le repos des chrétiens, Houlagou Khan, décéda Tan 1264. Il fut bientôt suivi de sa respectée femme, Dokouz Khatoun... Le Seigneur sait qu'ils n'étaient pas inférieurs, en bonnes œuvres, à Constantin et à sa mère Hélène '. »
La rumeur de la chrétienté parvint jusqu'au Saint-Siège. Le pape Alexandre IV est persuadé que Houlagou se préparc à recevoir le baptême : « 0 quelle joie, lui écrit-il, remplit notre cœur, quand nous pensons que votre présence Va réjouir votre Créateur et Rédempteur! » Et de suite, il lui offre une alliance solide : « Voyez comme votre puissance s'augmentera, dans vos conflits avec les Sarrasins, si la chevalerie chrétienne vous assiste ouvertement et bravement, comme elle le pourrait, avec la grâce de Dieu *. » Mais la chevalerie chrétienne ne bougea pas, et laissa le Mongol se débrouiller avec lesKiptchak de Béréké et les Mamiouks de TArbalélrier.
1. Al Fakhri, par Ibn AlTiktaka, nouvelle édition du lexte arabe par Uarlwig Derenbourg, p. 9.