Yuan Shi^ chap. ex vu, dans BreUrhneider, p
440 INTRODUCTION A L'HISTOIRB OB L*ASIB
auprès de TEmpereur de Chine, lorsqu'ils ont passé par Saraï : « Magnifico principi Usbeck, imperatori Tartarorum illuslrî, gratiara, etc. Letanler el bénigne Tu... nuncios nostros quos dudum ad partes Gathayensis imperii miltebamus ad tuam presentiam accidentes,... eis fecisti usque ad partes predictas de conductu non modico quinpotius sumptuoso et magniRco provideri. » G*est le même Euzbeg qui fit un accueil non moins somptueux au marabout marocain Ibn Batoutah. Le pape Benoit XII lui-même est fort au courant des choses chinoises, et nomme Tempercur par son vrai titre de souverain de TËmpire du Milieu, « Imperatori... de Medio Imperio ' >». On voit, par là, que jusqu*aux approches de la seconde moitié du xiv' siècle, quelque relâché que soit le lien fédéral qui relie les Gengiskhanides de Russie, de Perse et de Transoxiane à leur suzerain, le Saint-Empereur qui règne à Pékin, il n*est point brisé. De la mer Noire au golfe Persique, à Tocéan Indien el à la mer du Japon, le Kaan chinois c< Force du Giel » est bien Tempereur. Seulement, il est bouddhiste, et ses vassaux, rois médiatisés,* sont devenus musulmans. Il n*y a point de pape; qu*il surgisse une force religieuse en Transoxiane dans le pays de contact entre Mongols de TEst et Turcs de rOuest, le lien se rompra; Tempire mongol achèvera de se dissoudre, sans que ses débris épars ne puissent plus jamais se reconnaître entre eux. Cette force religieuse, le grand Timour ne la créa pas, mais la trouva tout organisée et la mit en œuvre.
i, Archivio Secrelo du Vatican : de Negoliis Tartarorum el aliorum Infldelium; extraits dans Bibliotlivque de l'Koole des Cliarles, LVI, avril 1895, p. 28,29.