‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 190 sur 212 · L'ancienne Baclres · texte numérisé non relu

L'ancienne Baclres

Après Iliaz-Khodja, mort en 1362, il avait officiellemenl reconnu la souveraineté d*un Djagataïde, d'un roi de paille, Kaboul-Chah. Il n'était que son agent exécutif en Transoxiane, son très humble serviteur, mais aussi le serviteur de Dieu. La situation était ambiguë; le révérend père Ali-Chah avait déjà déclaré qu'on ne pouvait servir deux maîtres à la fois, qu*il ne pouvait y avoir qu'un vicaire légitime du Très-Haut.

L'Ëglise se chargea de résoudre le cas; elle se souvint sans peine que depuis dix ans les gens des Marches étaient excommuniés. D'abord, Timour donna des gages. « L'expérience m'a fait voir que tout empire qui n'est pas fondé sur la religion et les lois ne gardera pas longtemps son gouvernement et sa force, pareil à un homme nu qui choque tous les regards et n'inspire de respect à personne... C'est pourquoi je fondai l'édifice de ma grandeur sur l'Islamisme, auquel je joignis des règlements et des lois, dont je suis demeuré l'exact conservateur... Lorsque j'eus promulgué mes règlements sur la religion, lorsque j'eus rétabli la loi * dans les villes de l'Islam... les docteurs de llslam rendirent ce bref en ma faveur : Dans chaque siècle, le Très-Haut a suscité un défenseur et propagateur de la religion de l'apôtre Mohammed. Dans ce vin® siècle, Timour, Possesseur de Sainte-Ecriture ', Chevalier au Temporel, doit être regardé comme le restaurateur de la Foi '. »

1. Le Chériaty la loi musulmane, conforme aux canons de TÉglise.

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