Clironique d'Hèrat« p. 5f
484 INTRODUCTION A L'HISTOIRE DE L'aSIB
siège, autant il fit preuve de cruauté en cette circonstauco *. » Les Orthodoxes du Khorassan s*entendaient avec lui ; ils se rangèrent au jugement de Dieu et à la décision de TËglise contre le tyran, pour le bon prince. « Je fis la plus grande dili* gence pour arriver à Hérat, où je surpris Guyas-Ed-Dine, enseveli dans le sommeil de la négligence. Abandonné de tous, il sortit de la ville, me rendit à merci trésors, domaine et royaume. Le Khorassan fut soumis, et ses émirs se rangèrent sous mon obéissance » ' (Moharrem 783 — avril 1381). Le Khorassan était une splendide acquisition^.
Par sa conquête du Kharezm et du bas Amou-Darya (qui, à cette époque, se jetait dans la mer Caspienne), et d'autre part, à la suite de ses expéditions en Turkeslan, Timour se trouvait en double contact avec le Kiplchak. Bien que les princes de la maison de Djoudji eussent les premiers confessé rislam, dans leurs domaines Tinfluence de TËglise était, pour ainsi dire, autant que nulle : non pas qu'ils fussent bien stricts observateurs du Yassak; Djoudji Tavait à peine connu ; la bigarrure de peuples auxquels ils commandaient, Kiptchak, Mongols naturels, Turcs Kanklis, tribus rompues Kazak-Kirghiz, Bulgares du Volga, Bachkirs, Mordves, Tchérémisses, Tchouvaches, Metchéraks, Alains, Russes, colons |génois et tant d'autres, les obligeait à maintenir à chacun son statut personnel; eux-mêmes gar* daient le leur, le vieux droit coulumier turc, transmis par tradition. Ils ne se fâchaient que pour affaires fiscales;