Aboul (ihaxi, p
:i. On iiarlait encore liirr, dans le Kohi, h des endroit^ oii l'on ne parle plu» i|iie mongol, l/in^criplion de Kiu*Yong Koan, en mongol, en mandetiou. en chinois et en lurr, est datée de 13 H.
iS6 INTRODUCTION A I/HISTOIRE DE L ASIE
Ea 1375, Tokhtamich, hors de combat, céda la place à Ourouss, et vint se réfugier auprès du riche et puissanl sultan de Transosiane, solliciter, lui, le descendant de l'Empereur Inflexible, ce Timour Bek, ce parvenu, fils d'un petit gentilhomme barlass. Il avait une excuse à soq humiliation; en déOnitive, le sacre de Timour n^avait élé que purement religieux, constatant son alliance avec TEglise. Au temporel, Timour se déclarait le commis et le lieutenant des légitimes souverains djagalaïdcs; c*ë(ait leur représentant que le Djoudjide Tokhtamich venait solliciter : « le sceau do TEtat portait le nom de Mahmoud-Adil-Sultan Khan, fils de Souyourgatmich-Sultan Khan, fils de Danichmendjé-Sultan Khan. Les jours de fête et aux banquets, Témir Timour se tenait agenouillé devant lui, ainsi qu'en présence des ambassadeurs. » Ce ne fut qu'après sa victoire sur Payezid leuldrum qu'il porta les attributs de la souveraineté : < morts Payezid le Foudre et Mahmoud-Khan, il fit désormais réciter la Khoiba * en son nom et battre monnaie à son coin '. »
La démarche de Tokhtamich était un coup de fortune pour Timour; c'était la main mise sur le grand refuge des steppes du nord, Toccasion de prendre autorité sur l'asile de rindépendance turque. Si le souverain de Kiptchak devenait sa créature, plus d'insultes possibles, venant du nord en Kharezm, en Transoxiane, en Turkeslan. Maison close. Peut-être sa femme Oldjaï, la petite-fille du Faiseur de Rois, l'inspira-t-elle de son génie; mais ce sont secrets de harem. Toujours est-il que dans cette querelle de Kiptchak Timour se jeta passionnément, n'ayant pas un pouce de terrain à gagner. D abord, il accueillit Tokhtamich, l'aida de bonnes gens d'armes et d'argent, et du même coup, le fit son vassal, lui donnant pour fief, en Turkestan, Otrar et Sabran. Le pré-