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TINOUR ET LE TRIOMPHE DE L'ISLAN 487

ieniUni de kiplchak n'élait plus désormais que le protégé do sultan de Transoxiane. Deax fois Timour le sauva. Dans leur rage, les gens de Kiplchak ne virent plus que Tennemi de l'Est, l'insaisissable prétendant de Turkeslan ; lorsque après la mort d*Ourouss-Khan et de son fils aîné Tokhla-Kaïa, le cadet Timour-Melik perdit la bataille de Karatal, dans les marches de Chine (1376), il n'est pas étonnant que son successeur Mamaï, dont les meilleurs gens d^armes combattaient à Test, ait succombé à Touest, contre la levée en masse des Russes réunis autour du grand prince de Moscou, Dmitri Ivanovilch (batailles de la Vojka, 1378, et de Koulikovo sur le Don, 1380).

De Koulikovo, la Sainte Hussic date sa délivrance du joug mongol; c'est Tépée du Turc transoxianais, du musulman Timour, qui vraiment trancha le lien. Tokhtamich no fut pas plutôt maître en Kiptchak que durement il prit la revanche de Koulikovo, fit tout plier devant lui, chftlia les Russes rebelles, brûla Moscou (26 août 1382); mais bientôt, pour la Russie naissante, de nouveau la délivrance vint de Samarkande. En 1387, Tokhtamich rompit avec son protecteur et envahit TAzerbaîdjane. C*élait l'apanage du fils aîné de Timour, Miranchah-Mirza, méchant garçon, d'imagination perverse, cabotin, enfant gâté, blasé par une autorité précoce, sceptique et gouailleur. C'est de lui que (ilavijo rapporte ce mot féroce, (|uand il fit démolir les mosqut'^es de Tauris et parta^^ea le trésor de Sultanich entre ses favoris : » Je suis le fils du plus grand homme du monde: que ferai-je en ces villes, pour les rendre célèbres de mes jours *? » Et il ajoute ironiquement : Como, non ha de (/Hf'dar mnemhreuza da mi? Soit paresse, soit méchanceté, pour faire pièci' à son p(Te qu'il enviait, car à l'occasion,

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