Voir plus haut, p
2. Ne pas confondre avec sou-bachi^ • capilaine deTeau». Dans le dialocte de la stèle • eau • se dit suh et non sou. Sulmclii se décompose on «m, radical de sûlemek^ • faire expédition •, et hachis de btich^ • létc •.
3. LiUèralement • gar^'ons, jeunes f^ens •, iitfuife^ ou, comme écrivent les Busses, d*après la prononciation kirghiz.e, hjitjuHe. Les Russes nomment Itjigttitft les cavaliers indigènes h leur service dans l'Asie centrale.
iiiTiiODUcnosr a L'Hi^Totni ne l'avis. 5
82 INTRODUCTION A L'HISTOIRB DE L'aSIB
qu'avec mauvais renom de vivre, mieux vaut avec bon renom mourir», dit-il à ses douze mille braves, au moment de les conduire à la charge contre les deux cent mille guer* riers de Rana-Sanka. Dans cette société militaire, il y a une hiérarchie, mais non une noblesse de caste. De même que le roi est plus administrateur que justicier, de même que les lois sont plutôt des règlements qu'un code moral, de même les grands sont plutôt des employés supérieurs que des nobles. Même quand ils ont subi d'autres influences que la chinoise, les descendants des Hioung Nou sont restés chinoises dans leur superstition pour le mandarinat. Parmi les peuples, les uns ont cherché un idéal aristocratique, d'autres, démocratique; les Turcs ont eu pour idéal le gouvernement bureaucratique. Dès qu'ils descendaient de cheval, c'étaient des barbares bureaucrates et paperassiers. Ces hommes d'ordre et de règlement ont tout sacrifié à leur idéal de hiérarchie, tout, jusqu'à leur liberté; pour gagner des grades et des distinctions, ils ont vendu leur corps, se sont faits esclaves. Le grand Ibn Khaldoun, avec son intuition ordinaire, a parfailemcnt discerné l'esclavage volontaire des Turcs :
« D'autres hommes ont pu consentir à entrer dans un étal de servitude, mais cela a été avec l'espoir d'atteindre aux honneurs, aux richesses et à la puissance. Tels furent les Turcs au service des khalifes Abbacides et Fatimides de l'Orient ; tels furent aussi les Galices et les Français qui prirent du service sous les gouvernements musulmans de l'Espagne. Voyant que les souverains de ces pays leur témoignaient habituellement une préférence marquée, ils ne dédaignèrent pas de s'en faire les serviteurs et les esclaves, et cela dans l'espoir d'arriver à la puissance et aux honneurs par la faveur du gouvernement *. »