bn Khaldoun, Prolégomènes, p
La généalogie légendaire des Turcs, remaniée après Tin- Iroduction de l'islamisme, remonte, suivant la coutume musulmane, à Noé. Cette première partie de la légende, recousue par les musulmans, et relativement moderne, a son importance, parce qu'elle montre le parentage que les Turcs ont voulu se donner à eux-mêmes avec d*aulres nations, au moyen âge.
Japhet, à la sortie de l'arche, va s'établir sur les bords de Vliil (Volga) et du laïk (Oural). 11 a huit fils qui sont Turk, Khazar, Sakhlab \ Rouss \ Ming', Tchine, Kimari etTarikh ; c*esi l'alné, Turk, que Noé fait reconnaître aux sept autres pour leur chef et supérieur. En ne tenant pas compte des deux derniers noms, Kimari et Tarikh (Gomer et Taré), que les musulmans ont mis sur la liste par souvenir biblique, on s'aperçoit que les Turcs revendiquent comme membres de la famille où ils ont la suprémalie, les Khazares, qui étaient des Huns, les Slaves, les Russes, les Mangoutes et les Chinois. Encore, Kimari (Gomer) désignant, dans la Bible, les peuples du Caucase, convient-il de faire entrer dans la famille les Alains et les autres nations du Terek et du Kouban. La famille légendaire des Turcs se compose exactement des peuples soumis à la confédération de nos Iluns & rOccidont, des Ilioung Nou chinois à l'Orient. Les Mongolsont fait entrer, de gré ou de force, les mômes éléments dans leur confédération au xni* siècle.
 cette ethnographie dont la base est historique et religieuse, succède une généalogie en partie mythique et en partie légendaire. Alindjé Khan, descendant de Turk à la quatrième génération, a pour (ils des jumeaux dont Tniné est Tatar Khan, et le cadet Mogol (Mongol) Khan ; ce dernier laisse
i. SlAve.