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turc crancienne date, et où les Turcs venaient d'être renforcés par de nombreux émigrants des « Huns blancs » ou Tèlè. La roule de la soie est nettement tracée; les Turcs des frontières de Chine reçoivent la précieuse élofPe des rois chinois à la solde desquels ils bataillent, ou la prennent de force, quand ils se brouillent avec leurs patrons et qu'ils pillent « ITUuslre Nation )> ; ils font passer le surplus de leurs soieries à leurs confédérés et sujets » Extérieurs », les Tèlè Sougdak de Transoxiane et de Khorassan, et ceux-ci cherchent un débouché vers Touest, vers le Ta Thsin de Rome, en transitant par la Perse iranienne, pour rejoindre leurs cousins turcs, établis en Médie Atropatène. Il est naturel que, dans ces conditions, les Tèfè d*outre-Oxus, les Ab THèy — Ëphtalites, — Turcomans Ripuaires « ignorants et félons >», rebelles au kagan des Turcs, s'opposent au projet des Tèlè soumis et loyaux de Transoxiane. Les annales ' grecques racontent que le kagau Dizaboul (Boumin-Mokan- Khan) donna licence aux Sougdak d'expédier une caravane et une ambassade au Grand Roi sassanide, mettant à la tète do Tambassade un Turc de Sogdiane nommé Maniakhj nom de consonance turque, mais à coup sur estropié. Un Turc ripuaire \ de ceux qui s'étaient réfugiés en Médie, et qui avait audience chez le Grand Roi, montra le danger, donna le conseil d'acheter la soie, de la brûler, puis d'empoisonner les ambassadeurs, en répandant le bruit qu'ils étaient morts, parce que le climat de la Perse ne convenait pas aux Turcs, « qu'il était trop chaud et trop sec ». Théophylacte raconte honnêtement la croyance des Turcs, qu'on meurt de la peste en Sogdiane, sans compter les tremblements de terre '. Les
1. Les Grecs l'appellent KatovX^o;, nom impossible dans n'imporle quelle langue orientale. Les leçons des manuscrits sont si mauvaises, que je me permets de supposer celle de KiTojXyoc, qui donne le vieux nom turc lr^s répandu : KouUoug^ - Fortuné •.
2. Théophylacte 2H6. L'empoisonnement des Turcs en Perse : tt,v Soy^xtjVt.v
drogues des Perses étaient pour quelque chose dans ces maladies qui emporlaient les Turcs, aux Marches d*Iran; mais, dil Ménandrc, Dizaboul, « bien délié et bien fin \ » ne s'y laissa point prendre, et comprit la malice. Maniakh avait échappé au poison. Il raconta tout à son suzerain et maitre, le kagan, tout, la trahison du rebelle Koulloug, la perfidie des Iraniens, et Tinsulte qu'ils faisaient aux Turcs. Ce dont ne parlent pas les Grecs, ce qui aggravait Taflaire dans le monde turc, c'était les relations de parenté entre Khosrau Anouchirvan et la nation « Extérieure », mais soumise et vassale, des Tèlë; le Grand Roi avait épousé la princesse Kayèn^ une Turque Tëlè de Sogdiane '. Tout rébellion et félonie. Le Bouniin Kagan, allié par mariage au Saint Empereur de TlUustre Nation, à Tempereur de Chine en personne (il avait marié sa fille, A-sse-na, à Tempcreur Wou-ti, de la dynastie de Tcheou), n'était pas homme à se laisser insulter par cet empoisonneur roi de Perse, et par ces vauriens, par ces « ignorants et félons )), déserteurs turcs, les Tëlè marrons d'outre-Oxus. L'occasion était admirable. Mokan régnait sur les nations turques, depuis les Marches chinoises, le Nan Lou et le Pé Lou, et depuis les bords de l'Oxus, qu'il avait conquis en soumettant les Turcs Ripuaires, jusqu'aux extrêmes limites où atteignaient les Turcs Kiptchak, au nord du Caucase et le long du Volga. Les Turcs Ongout, au sud du Kohi, ne lui donnaient pas d'ombrage, décidément chinoises et rivés à la Chine, mais servaient d'intermédiaires entre les Chinois et
Xoi|jLfiiv ë(tcretpov crgçuxévai. — Ménandre 207. Hpoûc Se c9o(rr)9e IlépaaUi <>>» fit(ôXovTO tfai cTviyripô) Tûv Ilcpvcov Qtù*;(|ji(ii TÛv ToOpXteJV ol CTpéaCetc, âte Tf,; aÙT6»v ;((ôp3; 6a(ià( viçsTfô craX'JVopiévr,;, xal âSvvstov ôv a*JTOtc aveu xpu{iLii)6ouc xaraff- TTiliaTOC pioté'jciv.