Ayxîvoy« x*i ft^vb;. — Ménandre
2. Journal asiatitfUt, W" série, 7** volume. Histoire de la dynastie des Sassanidcs, d'après les renseignements fournis par les historiens arméniens, par Patkanian, p. 189. Les chroni<)ueurs persans ^Mirkhond, p. 389) appellent la princesse Ka>èn Turk Zadéy • THéritière Turque ».
lui. A Test, il avait soumis les trente Talars; leurs rebelles, il les avait mis hors de cause, les repoussant à Torient du lac Baïkal. Il tenait les routes entre la Chine, la Perse et Tempire romain. Mais sur cette multitude sans cohésion de peuples différant par le genre de vie, les lois, la religion, le langage, son autorité d7/e kliayi était précaire. En réalité, le kagan n'avait sous la main que les Kankli, les Kalalch et les Oïgour; au sud et au nord, les Karluk et les tribus rompues qui, par leur mélange avec des nations toungouzes, formèrent plus tard la nation mongole, ne lui obéissaient pas, même nominalement. A Toucst, les Kiptchak, et les tribus rompues et marronnes qui dominaient sur les Finnois du Yogom\ « haut pays », et formaient, avec eux, des Confédérations comme celles des Abares, des Magyars, etc., se révoltaient sans cesse. Seulement sur les Marches de Perse, les Turcs au nord de TOxus, pressés par les Sassauides, sur les Marches de Chine, les Ongout en lutte constanle avec Tennemi de TEst, et mêlés à toutes les révolutions chinoises, soutenaient loyalement le roi national, le roi turc. Pour maintenir son empire à Test et au sud, Mokan ne pouvait se passer de la Chine; il imagina, pour le maintenir à Toucst, de nouer des relations avec Rome, en guerre contre ses vassaux rebelles, Kiptchak et Abares, et engagée dans une lutte plusieurs fois séculaire contre Tennemi héréditaire des Turcs, riranien. Avec un extraordinaire coup d'œil, ce barbare de TAltaï conçut le projet de former une alliance entre les deux grands Etats civilisés, entre la Chine de TEst, et le Ta-thsin^ « la Grande Chine » de TOuest, Tempire romain, lui, avec ses Turcs, servant d'intermédiaire, et d*homme d*arnies à la solde des alliés. Faire la police entre le Fleuve-Jaune et le Danube, garantir les communications entre la Chine et Rome, se poser en arbitre au service de Tune et de l'autre, départager le monde, tel fut le plan
colossal de ce Turc, plan que n'ont jamais oublié ses successeurs. Au vi° siècle, les révolutions continuelles qui se succédaient en Chine, et Tinintelligente fatuité des Byzantins le firent avorter; au xni% le Tchinghiz Khan le réalisa, par sa politique de fer et de sang, à force de génie, brutalement, à coups de sabre; mais alors, il était trop lard.
« Au commencement de la quatrième année de la royauté de Justin (568), Tambassade des Turcs arriva à Byzance \ » Elle venait de loin, par monts et vaux, ayant traversé « de pays beaucoup, montagnes hautes et amas de neiges, et plaines, et forêts, et marais et fleuves, puis finalement le mont Caucase ». Le chef de Tambassadc était Maniakh le Sogdien, échappé au poison des Perses; il apportait des présents, de la soie « et il n'y en avait pas peu ' », avec une lettre de créance et un message « en caractères scythiques^ »; c'est l'ancienne écriture turque, récemment déchiffrée, qu'on lit aux inscriptions de Sibérie et de Mongolie. Il est remarquable de noter qu'il se trouva, dans Byzance, des interprètes * pour lire et traduire ces lettres, venues de si loin, écrites avec les caractères « scijlhiques » dos Turcs, qui sont les mêmes que les anciens « Hioung-Nou ». Les lettres lues, Tempereur romain donna « bien volontiers ^ » audience à l'ambassade du kagan turc. Maniakh répond aux demandes que lui adresse l'Empereur; il lui explique comment les Turcs sont répartis en quatre Commandements, « Titrapa; YjY£[jLovia; », confédérés sous l'autorité unique et nationale, « xpàto; Toj ;juL7:avio^ èôvou; », du Dizuboul. On retrouve la division en Kiptchak (nord-ouest), Kalatrh, Kankli et