AUtûrkUrhr Initrhnften, p. 33 — 3 cl
118 INTRODUCTION A L'UISTOIRE DE L'aSIE
avec ce qu'en rapporlcnl les Chinois), il les envoie chez Tardouch, dans la Nation Inlérieure. Est-ce pour exhiber ses relations avec le Ta-Thsîn, et se donner du crédit auprès de ses cousins et rivaux? Est-ce pour intimider les Romains, par la grandeur du pays et le voisinage des Chinois? Quoi qu'il en soit, les relations sont interrompues, de ce jour, entre la lointaine Turquie et Rome, parce que Rome a eu peur des tribus marronnes échappées aux Turcs, et surtout parce qu'elle n'a pas osé s'entendre avec eux pour attaquer franchement les Sassanidcs, et partager, avec les gens d'extrême Orient, le grand empire perse, parce que le Turc barbare et païen lui faisait horreur. Que serait-il advenu de la propagande islamique, dont le véritable point d'appui fut la Perse, si le Turc christianisé, le bouddhiste et le païen, avec le Chinois, le Romain, avaient écrasé ensemble le Sassanide, avant Tllégire? Mais, pour ces Byzantins, hors de leur Eglise, il n'y avait point d'humanité. Pour la première fois, mais non la dernière, la fatuité et l'ignorance théologique empêchèrent Tenlréo de TAsic dans le monde européen.