‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 51 sur 212 · Narchakhi, p. SI; Ap[»endice, p · texte numérisé non relu

Narchakhi, p. SI; Ap[»endice, p

nicnne chantait encore les gloires des Achéménides, et la douleur de sa religion perdue. Sur les portes de la Grande Mosquée bâlie en 712, à la place du temple mazdéen et de son pyrée, on voyait, au temps deNarchakhi, « des représentations de personnages dont la figure avait été effacée, mais dont le reste avait été respecté. Ces portes provenaient des habitations de plaisance des environs de Bokhara. C'étaient les demeures des riches qui n'avaient aucune sympathie pour l'islamisme. Les pauvres seuls allaient le vendredi à la mosquée pour recevoir les deux drachmes qu'on leur donnait '. » A Bokhara, l'Islam, comme à Rome, le christianisme» fut d'abord la religion des pauvres gens.

Le mari de « La Dame » était un aristocrate, grand-prètre et chef civil « du diocèse », par la grâce de Dieu et des Turcs, qui n'entendaient rien à ces affaires bonnes pour les religieux et les robins. Bokhara était d'ailleurs la ville des Iraniens, qu'ils avaient bâtie ou fait bâtir autour de l'antique sanctuaire où régnaient les Mages '. Les vieux chroniqueurs musulmans disent que, dans la langue des idolâtres, Boukhnr signifie le lieu saint, l'enceinte où se réunissent les religieux. Au milieu des récils contradictoires que Narchakhi met à la suite les uns des autres, on peut retenir qu'avant l'invasion des Arabes, il y eut une révolution en Transoxiane, qu'une partie des habitants s'enfuit vers les Marches du Pé-Lou, en Turkestan, et que l'ordre fut rétabli par un chef turc qui ramena les émigrés. Ce chef était surnommé liigou^ dont le nom véritable parait être Douka, « le taureau, le fort », ou BougoUy a le Grand Cerf »; on verra plus loin le rôle illustre joué

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