‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 52 sur 212 · Narchaklii, p. 48; Appendice, p · texte numérisé non relu

Narchaklii, p. 48; Appendice, p

2. Bokhara esl reslêc la capitale religieuse de la Transoxiane. La rnpilale militaire et le marché commercial èlaient à Samarkande, « la (jrnsse \illo », comme l'appelaient les Turcs dans un jeu de mots : Semiz-kend^ pour SrtntV' kend. Celai ISamarkande qui attirait les Turcs, dans leurschevauchéesd'ahordi plus tard dans leurs ctablissemenls* Samarkandc esl turque, Buktiara iranienne*

LES TURCS ET L'ISLâM 133

par une famille des Marches qui portait ce nom de Bougon. La chronique musulmane donne au fils de ce Bougou le nom iranien de Chiri-Kichver^ qui est la traduction exacte du turc Il'Arslan, « le Lion du peuple ». li-ArsIan ramena les émigrés. C^étaient u de grands propriétaires ou des personnages riches; les gens qui étaient restés à Bokhara étaient, au contraire, pauvres et dénués de ressources. Il fut établi, lors du retour des premiers, qu'ils formeraient la classe aristocratique, et que les autres leur seraient soumis et les serviraient. Parmi ceux qui revinrent à Bokhara se trouvait un grand seigneur terrien auquel on donna le titre de Doukhar-Khoda parce qu*il appartenait à une grande famille ^ » Khoda est sans doute la forme abrégée de Khodaveud, et signifîe le « Seigneur du Boukhar * ». Ce personnage, investi, sous le protectorat turc, d'une magistrature demi-laïque, demi-religieuse, chef reconnu de l'aristocratie iranienne, était le mari de la (c Khatoun » ; il mourut fort à point, peu de temps avant l'invasion arabe, laissant un Ris à la mamelle; « la Khatoun, sa femme, exerçait le pouvoir au nom de son fils ' »; les Musulmans rappellent de son titre, Togchade^ c'est-à-dire en bon turc le Togma-Chad^ « l'enfant Chad^ l'Infant ». Les titres de la mère et du fils prouvent que l'une et l'autre avaient reçu l'investiture du souverain réel, du chef politique et militaire résidanten Turkestan, dans le Pé-Lou, dans les Marches du Nord, investi lui-même par le Kagan turc, et par conséquent arrière-vassal de l'Empire chinois.

Ce que les Arabes trouvaient en Transoxiane, c'était un / peuple divisé en deux factions, celle des riches et celle des pauvres, une jeune reine, dame de la faction des riches, imposée au populaire par un suzerain étranger de race, de

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