‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 53 sur 212 · Narchakhi, Appendice, p · texte numérisé non relu

Narchakhi, Appendice, p

langue, peut-ëlre de religion, par un Turc de Touran, par un barbare haï et méprisé des Iraniens, même de ceux qu*il prolégeail. Le terrain était à souhait pour ces révolutionnaires musulmans qui prêchaient Tabolition de la propriété, presque la communauté des biens, pour ces « gueux », dompteurs de Taristocratie en Iran, libérateurs des humbles et des misérables, pour ces « compagnons », rompus à tous les secrets de « Tesprit de corps », à toutes les intrigues de « l'esprit de parti ». A la noblesse et au clergé transoxianais, ils opposèrent le populaire; contre les Turcs ils excitèrent les déRances et les antipathies iraniennes. Un instant ils eurent grand'peur ; c*é(ait en 706. Dans un dernier effort, Taristocratie transoxianaise domina ses répugnances, se mit aux pieds des barbares, (it appel aux retires du Pé-Lou, et leur offrit le pays à merci. Le Kagan avait fort à faire, dans ce temps; il s*était brouillé avec Tempereur Thang et bataillait contre lui, contre les Khitaï, contre les Ogouz, les Tangout, gens d'attaque, qui le tenaient de plus près que les Arabes; mais quand d'aulres que rilluslre Nation payaient ses reilrcs, il ne pouvait les empêcher de courir à Thonneur et au profit. Lorsque les bandes turques passèrent le Yen-tchu, les Arabes se crurent perdus. Alentour de Bokhara, Iraniens et Turcs établis dans le pays s'étaient levés en armes : « Therhhonn^ prince du Soghd *, le khodavend de Ilenek et le khodavend de Werdan, avec leurs troupes.... Ils avaient pris à leur solde Gour Neghanoun, neveu de l'empereur de Chine, qui leur avait amené quarante mille hommes '. » En 706, tous les gens d'armes du Bilgué Khan, flis de Koutlouk Khan, n*élaienl que vingt mille ', et la fille du Grand Khan, son oncle,

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