‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 55 sur 212 · Narchakhi, p. 206-267, Appendice · texte numérisé non relu

Narchakhi, p. 206-267, Appendice

3. • Rentré à Bokhara. Saïd, étant tombé malade, séjourna pendant quelque temps dans cette ville. Il fut séduit par la beauté de la Khatoun, et ses amours servirent de sujets à des chansons qui furent composées à cette époque. » Narchakhi, p. 264, Appendice.

La vérilé est que les Arabes ne purent venir à bout des Turcs, les armes à la main. Ils recoururent à un de leurs procédés familiers, la calomnie, racontèrent que le prince héritier, le fils de la Dame, était Tenfant d'un esclave, semèrent la zizanie parmi ces gens d*armes gouvernés par une femme, et rendirent la Dame suspecte à ses sujets. Abreuvée d'outrages, sans appui dans le pays parmi les Iraniens, qui se ralliaient à la révolution arabe, compromise auprès des siens, vieillie, découragée, la Dame abandonna la partie. Le coup mortel à la cause turque vint des Chinois; ils entrèrent i directement en relations avec les Arabes, prirent des merce- < naires arabes à leur solde. En 755, quatre mille soudards musulmans venus du Kharezm entrèrent au service de l'empereur Sou-Tsong; ils reçurent le nom de « brigade de la Rivière-Rouge » et restèrent en Chine *. Le reltre turc, toungouze, mongol, était frappé dans son industrie nationale; il avait un concurrent dans le grand empire de l'Est; mais déjà ses instincts d*aventure l'attiraient vers une autre direction. En fermant aux Turcs le marché militaire de la Chine, les Thang les lançaient sur Byzance et sur Bagdad, sur l'Empire romain et sur le Khalifat.

En Fei^ana, aux portes du Nan-Lou, la lutte contre l'envahisseur musulman avait été très vive. Les populations iraniennes mêlées de Ye-tas ou Gètes avaient soutenu les Turcs contre la révolution arabe. Ce pays du « passage » vers le Grand Empire d'Orient attirait les envahisseurs; Ibn-El-Athir nous raconte avec quelle admiration ils y pillèrent les merveilles de la Chine, « les vases en porcelaine avec des rehauts d'or, et les selles houssécs de brocart ». Longtemps, les derniers croyants du mazdéisme se maintinrent, dans leurs chftteaux forts, sur les pentes des montagnes

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