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Dabry do Thiersanl, le Mahomé(i$me en Chine

qui entourent le haut Syr-Darya, au milieu des forèls de sapins, de genévriers, d'érables, de bouleaux, de pommiers, d*abricotiers sauvages, des noires futaies dont la sombre verdure effrayait les hommes du Sud. Au-dessus de Namen* gan et de Tchoust, « au pied du mont Oungar... sur la rive abrupte de la rivière Padcha Ata * », on montre encore aujourd'hui les ruines des châteaux où les Moughs (mages) se défendirent contre Tlslam, et on raconte la légende de leur chef Karavan Bass, des quatre cents guerriers auxquels il fit goûter la joie du martyre pendant qu'ils étaient en prières. On vénère encore le Mezar (chapelle) de la sainte fille Sefid Doulane [Sefid signifie Blanche) qui lava les corps des martyrs et les ensevelit. « Les Arabes élevèrent un mczar qui subsiste encore aujourd'hui sous le nom de Mezar de Sefid Boulane •. »

Cette résistance n'empêcha pas les aventuriers arabes de se faufiler dans le Nan-Lou. Avec leur génie d'intrigue et leur . audace théâtrale, ces comédiens tragiques réussirent à se faire accepter par les bouddhistes du Tibet. Dès la première moitié du vii^ siècle °, les peuples d'origine diverse, vivant, pour la plupart, d'élevage, au pays que nous appelons actuellement le

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