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i88 INTRODUCTION K L*U1ST0IRB DE L*ASIE
dilions. — « Vigoureux et solide, éprouvé et de grand cœur... généreux, vaillant, hautain et toutefois affable et bienveillant ^.. Pour lui, qu'il ne garde qu'un vêtement, son cheval, ses armes... à des choses comme fils et fille, qu'il ne pense, ni à champs, ni à eaux vives, ni à jardins... Vois, quand un lion conduit des chevaux, tous ces chevaux deviennent des lions; mais si un cheval conduit des lions, chaque lion devient pareil à un cheval... Pour entrelcnir des troupes, il faut partager des richesses ; pour avoir des richesses, il faut que le peuple soit riche; la richesse du peuple, les bonnes lois la procurent... Ce n*est pas la multitude des soldats, c'est leur choix qui donne la victoire... L'homme qui tombe au combat, emporte-le avec honneur; et s*il a des enfants, donne-leur un salaire. » Au xi° siècle, chez ces Oïgour, la vieille conception du Roi obligé à nourrir son peuple, si nettement exprimée dans l'inscription du Keul Tékine, reste encore la base du droit turc.
Après les mandarins civils et militaires, et les soudards, Entendement range le Kara Am Tut un y le commun du peuple : « Parle-lui avec bienveillance, mais ne te laisse pas aller à la familiarité... Tout son soin est pour son ventre, tous ses vices pour sa gueule; rassasié, sa langue est paisible; affamé, il se dresse raidement contre les begs.... Donne-lui à manger et à boire ! »
Dans ce peuple du commun, irrévérence extraordinaire, quasiment impie pour un musulman, Yousouf comprend les Seïdes, descendants du Prophète; il est vrai qu'il les met en tète; viennent après les laboureurs, puis les marchands, puis les médecins et leurs concurrents, les guérisseurs par les charmes :
« Le médecin n'approuve pas les paroles du guérisseur; le