‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 84 sur 212 · Abou'lgha/i, p. r · texte numérisé non relu

Abou'lgha/i, p. r

3. Les descendants de Gengiskhao, dont rhislorien Sanang, ajoutèrent, depuis, le nom de Setz^ne h leur patronymique.

mariage dénnitif fut conclu quand Témoudjino avait dix-sept ans (1182-1183), et fit entrer les Koungrad dans la confédération mongole. En 1200, )e beau-frère de Témoudjine gardait les apparences d'un prince indépendant, mais n'était plus qu'un fonctionnaire quelconque de Tempire.

Quand la Grande Douairière eut réuni autour de son fils tout ce qu'elle put trouver de partisans, autour du drapeau tout ce qu'elle put rassembler de défenseurs, cette femme « de conseil et de froide résolution » avisa, sans perdre de temps. L'alliance avec les Koungrad serait bonne, sans doute, un jour, quand le fils aurait grandi, mais en attendant, il fallait vivre; l'appel aux Kéraït élait une ressource extrême, trop dangereuse tant qu'on ne serait pas aux abois. Le Togroul avait un grand fils, Sengoun *, et pouvait être tenté de faire valoir ses droits, comme « Anda » sur les peuples (le Yésougueï; on le vil bien, plus lard, lorsque Sengoun décida son père à rompre avec Témoudjine. 11 fallait que le jeune garçon se défendit tout seul, à tous risques et périls, et que son protecteur ne pût jamais devenir un rival, un prétendant. Elle trouva l'homme qu'il fallait ; c'était un personnage de haute lignée, nommé Minglig; il était de la famille des Kong Kamm\ qui signifie « les nez aquilins, les grands nez ». Les Mongols l'appelaient respectueusement Etchigué^ « Père ». Abou*lghazi explique très bien le mot : « C'est la même chose qu'en turc, Ata^ dans les noms des saints, comme Seïd Ata, Ilekim Ata '. » Ce révérend Père ou saint Minglig avait un fils qui faisait des miracles; il s'appelait Gueuktché ', marchait jambes et pieds nus par les ter-

1. Le nom de ^entioun, orthographié Seffoun, se trouve dans les cimetières chrétiens turcs de Semiretchinsk, précédé de PouiouSt» Paul •, comme nom de baptême. On le trouve, également, dans l'inscription de Keul Tékinc.

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