‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 9 sur 212 · AUt lurr), • six •, — Cheher (iranien), • ville · texte numérisé non relu

AUt lurr), • six •, — Cheher (iranien), • ville

4. Uirh 'Uirr), • cin<| •, — Italik (lurc, inon^oU mandchou), • ville • ; en matf>ar, Falu, • village •.

roule du nord et les brèches du sud que la terre et les hommes du haut bassin oriental et du bassin d'en bas, qui est à Toccident, se tiennent et communiquent.

Le bassin occidental est fermé, au sud, par les Pamir et THindou Kho, qui le séparent de la région péninsulaire; plus loin vers Touest, il est clos par une suite de massifs et de chaînons qui rejoignent les pays alpestres de TEIbourz au sud de la Caspienne, et de TArarat au sud du Caucase. Entre ces massifs, dont les Turcs appellent la partie moyenne, formant le V ouvert vers la Caspienne, ^/a Dagh^ « Montagne Violette », au sud, et Kepet Dagh^ « Montagne de TArçon », au nord de la rivière Atrek *, s'ouvre une brèche, où s'écoule la rivière Tedjène; ses eaux, qui descendent de THindou Kho, passent au nord du Kepet Dagh, et vont s'étaler, puis s'épandre dans le sol aride qui les absorbe. La brèche de la Tedjène, entre les vieilles villes de Merv au nord, de Hérat au sud, permet de monter du bassin occidental vers les hautes terres du pays iranien.

Plus près de la séparation entre le bassin ocidental et l'oriental, il faut remarquer une dépression de terrain qui descend, diagonalement, entre le Yaxartes et TOxus, depuis un éperon terminal projeté par TAlaï Dagh dans la direction de l'ouest, jusqu'à un enfoncement marécageux nommé, en turc, Kara Gueul^ « le lac noir ». Au fond de cette dépression coule une rivière qui descend d'une haute vallée de TAlaï; les Turcs donnent à ses différentes branches les noms de Kara Darija, ou Kara Sou, « le fleuve noir, Teau noire », Ak Darya, AkSou, « le fleuve blanc, l'eau blanche »; les Iraniens appellent l'ensemble du réseau Zer Afchane, « l'Épandeur d'or »; cest ce Zer Afchane qui dore les mois-

1. Atrak esl, en arabe, le pluriel de Tf//v;i'Vsl, en arabe-persan, la • Rivière des Turc:i •. Au sud de TAlrek, la Gotinjane^ • rivière aux loups •• forme encore aujourd'hui la limite entre Iraniens et Turcs.

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soDS dans le pays nommé jadis la Sogdiane, plus tard, par ses conquérants arabes, Mavera-an-Nahar, « la Mésopotamie » ; on rappelle aujourdUmi TEmirat de Bokhara, et le district russe de Samarkand.

Le bassin oriental est fermé au sud par le haut rempart du Kouen Lun, rebord septentrional du grand plateau tibétain, dont les « mille montagnes » — Himalaya — sont le rebord méridional, « d'une altitude moyenne qui dépasse probablement 3600 mètres... Dans le nord-ouest, le sol parait découpé en nombreux bassins fermés; plateaux élevés couverts de marais salants et de pâturages *. » C*est de là que descendent, sur l'Océan, les deux grands fleuves connus en Europe sous les noms de Fleuve-Jaune et de Fleuve-Bleu. Dans la partie moyenne de son cours, le Fleuve-Jaune traverse le bassin oriental; il y entre par une brèche, entre les montagnes qui succèdent au Kouen Lun, au nord du Khoukhou- \oury fi lac bleu » *, — ce sont les montagnes d'Ala Chan ' sur la rive gauche du fleuve, — et les gros massifs qui commencent à la ville chinoise de Lan Tchéou, sur la rive droite du fleuve, puis s'en vont vers Touest jusqu'au pays « Au sud du fleuve », Ifo-Xan; il en sort par la brèche entre les montagnes du Ho Nan et sa rive droite, faisant ainsi, entre les deux brèches, un coude de plus de deux cents lieues vers le nord.

A lest de la brèche entre le Uo-Nan et la rive droite du Fleuve-Jaune, le rebord du bassin oriental est formé par les montagnes de Khingan orientées du sud au nord; leur principale brèche fait communiquer le coude du Fleuve-Jaune avec la plaine de Pékin et du Pei-Ho, « la Rivière-Blanche », et le golfe profond entre Chine et Corée. « Par son extrémité

t. Du treuil U« Rhins, VAaie centrale, p. 7.

3. Un nom hion turc — romposr du liirc Ala, cl du chinois C/ian, • mon Ugnr -.

10 INTRODUCTION A I/DISTOIRE DE I/aSIE

méridionale, le Khingan se rattache à la chaîne de Kouon Lun, qui constitue la limite méridionale du Gobi '; celte gigantesque chaîne est de caractère éminemment paléozoïque. M. de Richlhofen la considère comme la plus ancienne de TAsic *. » A Test du Khingan, c'est la verdoyante Mandchourie, c'est le versant mouillé par les grands nuages de la mer du Japon et du Pacifique.

Le sol et le sous-sol sont les mêmes dans les deux bassins : une cuvette « de roches cristallines et d'anciens sédiments schisteux, séparés les uns des autres et quelquefois traversés par granits, porphyres et diorites. C'est sur (outes ces roches que reposent les dépôts diluviens ou récents dont l'énorme nappe s'élend au nord de TAItaï jusqu'à la mer Glaciale et, à l'ouest, jusqu'à l'Oural ' »; au sud de rAltaï, jusqu'à l'Hindou Kho, à TElbourz, à TArarat; à Test, jusqu'au plateau du Tibet, jusqu'au Fleuve-Jaune, jusqu'aux montagnes de Mandchourie, et à Tocéan Pacifique par son grand golfe do Pé tchi li, entre la Corée et l'embouchure du Fleuve-Jaune.

Celte nappe « énorme » est composée d'une terre que les géologues appellent « lœss », mélangée avec d'autres terrains, déchirée par les roches solides du fond, et striée par des traînées de sables et de galets. Le lœss csiiiiique s'appelle en lurc Thoprak; une argile poreuse, purvérulente quand elle est sèche, limoneuse quand elle est humide. Détrempé par les inondations, foulé par le passage des troupeaux, desséché au soleil, le thoprak se durcit, prend la consistance de la pierre; entraîné par les eaux courantes, il teint de sa couleur caractéristique, le Fleuve-/^ m/i^, la Rivière- Rouge^ colmate les bas-fonds, couvre d'une nappe forlile les

1. Gohi doil êlre pris dans le sens que je donne à • bassin oriental »; on verra plus loin l'inlorprêlalion, p. 15.

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