‹ Introduction à l'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 11 sur 18 · CU anle. Toute particularité naît, et par conséquent · texte numérisé non relu

CU anle. Toute particularité naît, et par conséquent

fil t. Done;-ous n apercevez dans l'histoire que des illu-

ons enmême temps que sous un autre point de vue

01^ n y apercevxîz que des vérités. L'histoire est une

succession de vérités et une succession d'erreurs • c'esî a sa condition forcée, et cette condition entrai:; a sa

SI T '1' " ''""'''^''''^'^^ la lutte, la souf.

Slexi^n ^" •. 'î! '"'''^^•'" '' ^'^^^"^^i-" dans la

Tue Ha ""' f '^"^ ^'^^^^^^- ^^^-rde et

oui n^ ? ' ^"' "'''''' des mouvements de l'histoire, qui ne sait pas que toute erreur renferme une vérité

i l'hii '''"^ '''^'''' ~p^^^^' --'-

e rem n T T ^"' '' ^'"^^ ''^^^''^ ''' ^ans une

aTnnrT '' '' "' '''' P^^^^"^ ^"^ des erreurs aux pnses les unes avec les autres ; et comme il n'y a

pas de chances pour que cela finisse et pour que le

genre humain, après avoir été jusqu'à l'année' 182

dans un flux et reflux perpétuel d'illusions contraire^

arme enfin à la vérité et à la paix, l'erreur et la d s!

l"enir"etT"'",\" ^"^^"^ ^^^^^ ^" P-^^ dans irrr r^^^ spectateur dans une mélancolie

proton le. Ce résultat est fort naturel; il est presauP inévitable au début de la réflexion et des étulS" nques; mais il ne faut pas y succomber, il fau se I' que toute erreur n'est qu'une apparence et Iv u e

m SIXIÈME LEÇON *

vérilé, et que reiTCur,si l'on peut s\;xpriincr ainsi, est la forme de la \érilé dans l'Iiisloire. Toutes ces erreui-s, c'est-à-dire toutes ces \érilés, se succèdent ; elles commencent et elles finissent, elles se contredisent et elles se détruisent ; les époques se poussent et se dévorent. Cela même est un bieîi, puisqu'à celle condition seule, les éléments fondamentaux de l'humanité se développent. Encore une fois, savez-vous ce qu'il f\mt pour que vous connaissiez une chose? il faut que la réflexion s'y applique, et la réflexion ne considère les choses qu'une à une. Ignorer une chose, faibles que nous sommes, nous est Kimpéricuse condition d'en connaître à fond une autre. De même une idée ne paraît en ce monde que dans sa particularilé, afin qu'elle s'y déploie tout entière, alin que toutes les puissances cachées qu'elle recèle dans son sein se fassent jour peu à peu. Toute idée dont le développement n'a pas été épuisé est encore inconnue par quelque côté; vous ne connaissez un principe qu'autant que vous connaissez toutes ses conséquences ; je dis toutes, car s'il y en a une seule qui lui manque, il ^ a dans ce principe quelque chose d'essentiel que vous ignorez ; il y a un coin de celle vérité qui vous échappe. Pour bien connaître une idée, il faut la séparer de toules les autres, il faut la prendre comme ua tout unique, pour la considérer à son commencement, dans son milieu et h sa fin ; alors seulement vous l'avez approfondie, vous savez ce qu'elle est ; elle est sans aucun voile devant vos yeux.[ Ainsi chaque idée se déroule isolément et successivement dans l'histon^e; quand tous ses points de vue ont clé épuisés, elle a joué

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