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Dans le jardin -paysage, l'unité de composi

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tion n'existe pas en ce sens que le spectateur doit , à mesure qu'il s'y promène , apercevoir de nouvelles vues, de nouveaux sites, de nouvelles scènes; la composition n'en est donc pas soumise, comme celle du jardin français, à la condition de montrer dans toutes les vues principales la façade du palais ou du château simultanément avec les masses végétales que l'artiste y a subordonnées symétriquement. Loin de là, le jardiniste doit être extrêmement réservé sur le nombre des points d'où l'œil pourra saisir toute l'étendue de l'œuvre de l'architecte : une conséquence de cette manière de disposer les plantations relativement à celle-ci, c'est que les vues, les sites, les scènes doivent se succéder les unes aux autres en présentant le plus de variété possible. Sous ce rapport, quoique chaque vue, chaque site, chaque scène appartienne aux effets de simultanéité, le passag*e des uns aux autres présente des effets de succession qui, comme imprévus, sont bien plus prononcés, bien plus grands et bien plus nombreux que ceux qu'on peut apercevoir successivement dans le jardin français, effets qui, comme je le rappelle, y sont toujours secondaires.

32. Enfin en disposant les arbres, les arbustes et les fleurs des massifs d'un jardin-paysage d'après

un sysiléUH* dr reg^les, (|uo j'ai ex{iutM* iJanâ tmn ouvra^T i«ur k^ contraste siniuttané des couleurs^ un rlnblit une ufiulo^^'ip ronmrt]uable entre les efff^ls qui naissent en arcliitecturc de tu dispositiun d(*9 purtiost af^ïcssuires , des ornemenls, H eoux qui nai^si'nt en jar-dinifiue de la disposilioû (le;* lurmes végétales, ^ainKi que de la couleur de lenirs feuilles et de leurs fleura. En étudiant ]e^ {îlTels d^uti Jurdiîi ])aysag:e planté conforiiiémenlù ces rt^gle», un [*out we convaincre qu'ils ne naissent pas de principes essentiellement djfïVîrentsde ceux qui ont présidé au dessin d'un jardîn-fran- ^'ais* Ijx difVérence réelle de ces deux comptjsitions du nii^nif* art, tient k ce {\ue les effets de la variété sont plus nombreux dans le premier que dans le second, et ce résultat n'est en définitive (|u'une sinqile conséquence de ce que les allées sont eurvilif>Hies dans le jardin-paysag^e , tandis (|u'ellcs sont rectilig*nes dans le jardin français.

33. On voit donc que lajardiniquc a des rapports, par les formes vég*étales associées aVec l'architecture, par les couleurs de ces formes et leur disposition, soit isolées, soit en masses subordonnées, avec la peinture; enfin, dans Ids effets de vue? variées et successives^ remarquables surtout dauï^ le jardin-paysag^e^ la jardinique comiiience â se-

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loigfner de la sculpture, de la peinture et de Farchitecture dont les effets sont essentiellement simultanés.

54. On peut dire que Tarchitecture créant un g^nd monument est à la géométrie développant des courbes, des surfaces, des solides par le mouvement d'un point, d'une lig*ne, d'un plan, ce que la sculpture retraçant la beauté idéale de la forme humaine est à la nature vivante, en ce sens que l'architecture comme la sculpture imitent en perfectionnant et en coordonnant des éléments que ni la géométrie ni la nature n'ont réunis.

35. Lajardinique, dans le tracé des allées courbes du jardin-paysage, n'accomplit jamais son œuvre aussi heureusement que lorsqu'elle se confond avec la géométrie, soit que son tracé ne décrive qu'une courbe, soit qu'il se compose de plusieurs si heureusement continues les unes aux autres, qu'elles paraissent ii'eii constituer qu'une seule*

Mais le tracé de l'allée courbe présente une difficulté que ne présente jamais le tracé de l'al^ lée rectilighCi Quel que soit le point où se trouve le spectateur dans celle-ci, jamais l'effet ne sera désagréable, qu*il regarde, par exemple, d'une des ëxtl*émités de l'allée; l'autre extrémité, les

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lignes parallèles lui semblent se rappt^ch les arbres diminuer de grandeur, et d'autan f|ue Tallée sera plus long^ue. Il pourra en tout autrement dans Tallée courbe; il faudn jours éviter ()ue le spectateur, du plus loin en verra )e débouché dans une autre allée, çoive Tex (l'élu i té de Fallée où il est se rétré faudra donc qu'au déboucbé les courbes s lent Tune de leulre afin d'empficher Teffet nous parlons.

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