RAPPORTS DES BELLES-LETTRES AVEC L'HOMME
IJNTRODUCTION.
55. En consacrant ce livre aux rapports des belleslettres avec la connaissance de Thomme, je ne veux parler que des œuvres littéraires assimilables aux ceuvres des beaux-arts qui ont été Tobjet du livre précédent, parce que les unes et les autres présentent un tout fini auquel on ne peut rien ajouter ni rien retrancher sans le dénaturer ; chacune d'elles est donc un produit complet et individuel de Tesprit de son auteur.
En effet, un poëme épique, un poëme dramatique, Un roman, ont ce caractère autant qu'une statue, un tableau, une composition musicale^
54. Les œuvres littéraires dont je parle sont absolument dépourvues du caractère scientifique que i comportent d'duti*e8 compositions littéraires, parmi
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lL*fiquulloH un tiaiupUï lr«t liisloires siiît ^- HoiL iïvB pi*rsonrmp?â ijurï nous appelûtis butifrvp^ m)ii(lrî* lettres, des sciencesç des arts, enfin d»* (livitlui^ qui se sonl fait un nom en cultivant cesl braïirlK'S (!u g^énio df riiurniue.
rit), l*ai'luiis tiiaintpnantdos analojsrîeselil^^ïUii' runceH iju'nn peut noter entre le:s (Uu^tcs <]q ik^l tuaire, (lu pciTiti'e, de rarchileote, du jardinidfdl du nujsicien^d'une part, etd*unf^ autrff partieff^] vre« Iilti*raires tjui^ j*attribur; aux l>oll€-s-iiHtjnes | prerut^nt dites.
50, ÏA'iH u^uvres do la sculpturi^ dt*lapeinturt>' rftrclliU'iïtnre h(> rapportent aux effets de lasimuliKhi^^iU:; il vu est iU: inrme des œuvres de lajai^ii' ni(pie dans leui*s eflets principaux; cependaullt jardin-pJiysa^^e en présente qui appartiennent sans duiMr à lu suc!cession ; eïifln dans la musiquoctf drrnier» effet» ont un earactèrc de prédominftiKfî ^ incontestable sur les effets de simultanéité, commel*
/ tànioiffue la perception des sons musicaux, Ovc^i
cette p<M'ception qui établit lelien le plus intime entre la musique et les ouvrages des belles-lettres que noiis lis(»ns,ou dont nous entendons la lecture ou le mit; niais il laul remai'quer que si les paroles de lecrivain nous parviennent sueeessivgpjent à la maaiÈre
des sons musicaux, le sens parfaitement défini de ces paroles permet à la mémoire sinon de les retenir d'une manière absolument fidèle, du moins d'en conserver Tesprit essentiel. 11 arrive donc que dans la lecture, ou dans le récit qui frappe l'oreille, les idées se succèdent d'une manière continue, et que les paroles relatives à des formes concrètes du monde extérieur deviennent dans le lang'ag'e de l'écrivain des imagées qui, quoique se développant successivement à l'esprit peuvent y causer pourtant des impressions plus profondes que ne l'auraient été les impressions produites par la vue même des formes concrètes du monde extérieur. C'est avec ce commentaire que je comprends le tit pictura poesis erit d'Horace.
57. Les œuvres que je rapporte aux belles-lettres proprement dites sont : Y épigramme , V apologue, les poésies pastorales, les poésies didactiques, les poésies ly ri" ques, les poésies épiques; les pièces dramatiques en vers ou en prose, les discours plus remarquables par la forme que par la nouveauté ou V originalité des idées, les compositions épistolaires, les romans enfin.
58. Il n'entre pas dans mon plan de considérer les œuvres littéraires que je viens d'énumérer au point de vue où elles le sont g-énéralement dans les traités
rlo rhe'tfririritio nu d^ beIle!^4HlTCS> Je ■ HirnpIoiDf'rjt dt> f *of ifiacrer H«*ux cliflfitocs prr rrm pensnc* n'iaijvianenl au cwctfrc tfi (l(»n ipif^jf^ li^urallribufî, patsè tirer quelqiM&oft- )4i'^'|uiMiroi« fit? nm rnaniàred'Mniwgw Igsgcwg liMr'»rniri^K pnr nippfïH aux r^fftes que fetirt mtew |WMiV'^nl nvoh* nlmorvi^os ; car, à mon point d^ Tir, If «H rAg-lr'R (loril f )n a tant parlé quand on eo a ennÂ^ iUmS l\mHi^iuh\t^ nmiinut un code iUiér<nrt,otA\m mînnn (Ti^lrn rir^s fpi'on tif^nt compte de la limita (fet nrgiiTH^Milf' iitts sf'iis olcio la faiblesse de notre espfil, vu vffW\\ au noinhro Hen inmgt^ vnnéfs queaatt pouvons ftpf»rrovoir clftiromf^nl ot au temps né«s- MtiirfM^ tinf> pt^tToption pr(^eisedos sonsaUons capibl(% frapfir «m* Tt^^pritet surleoœur, d*ï soricque w« Tf^g^Ins sont fif^ simples consériuences déduite? tlo la tmluro nn'^tn^^ rlf^ nos org'anes et de nos faeultf^H intellt^t^luï^llrs i^ï^Ifttivomont aux effets querécri* vain voul piH)duiro.