AUX LIVRES 1 ET II
i. Je me propose d'examiner dans le livre I le genre d'abstraction propre aux œuvres de la sculpture, de la peinture, de Tarchilecture^ de la jardinique, de la musique^ et de consacrer le livre II au genre d'abstraction propre aux œuvres de littérature proprement dite, qui n'ont pas le caractère scientifique; tels sont les poëmes, les pièces dramatiques, les romans, etc.
2. Un caractère commun aux œuvres dont je viens de parler est qu'on ne peut rien y ajouter, rien en retrancher sans les dénaturer. Elles ont en outre un caractère d'absolu qui les isole les unes des autres, parce qu'en effet aucun lien de subordination
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OU de dépendance quelconque ne les unit ensemble; nous ic^admtj'ons, nous les critiquons inlrinsèquenïenl, toutes les fois que notre examen concentre sur ollcs-niômes ne les envisagée pas relalivenienU leurs auteurs respectifs avec Tin lent ion de ju^r ces derniers en tenant compte des difiîcultés plus oq moins f^^randes que chacun a surmontées-
5. Mon intention n'est point de traiter ce sujd dans ses détails, mais simplement de deflnir par quelles abstractions ces œuvres nous parlent, nou^ï émeuvent, et comment de ce langage et des émotion.^ qu'il excite je tire des conséquences propres ù établir que les beaux-arts, y compris la poésie, ne nous entretiennent que d*abstraclions, lors même qu'à l'instar de la sculpture et de la peinture, ils présentent à la vue une œuvre reproduisant l'image du concrei quant à la forme et à la couleur.