‹ Introduction à l'histoire des connaissances chimiques. Connexious des sciences du domaine de laChapitre 95 sur 115 · RAPPORTS DES BEAUX-ARTS AVEC L'HOMME · texte numérisé non relu

RAPPORTS DES BEAUX-ARTS AVEC L'HOMME

4. Si Tabstraction est la base de toutes les connaissances positives qui constituent les sciences, et si, comme j'ai cherché à le prouver, ce qu'elles nomment des faits ne sont que des abstractions précises parfaitement définies, il n'est pas moins important pour la connaissance de l'homme de démontrer que les beaux-arts n'offrent au sens auquel chacun d'eux s'adresse que des abstractions, quand même ils nous présentent un objet, un portrait, par exemple, qui semble réunir toutes les propriétés, toutes les qualités, tous les attributs visibles d'un modèle concret.

5. Mais chacun des beaux-arts ne produit tout l'effet dont il est susceptible qu'autant que des idées relatives au passé ou à l'avenir s'associent à l'impression que nous en recevons. Dans le premier cas, à l'impression du présent s'associent des sou-

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venir» rl*autant pluii eapabips <le nous émcovDir. qor los ehosfts {[irils retracent sont absolumen! pftSMs, que jamai» nous ne les verrons se r^kroduin; ïlans 1*^ s(*roTKl rms, à l'impression du présent s"a*- Huvio yUU'v <riin avenir sustîcptible de revêtir toute les ffM'ines, de prendre toutes les couleurs, d'offrir eniin toutes les liarinonîert que riinag'î nation « l>lall à créer, lorsqu'elle s enjerag^e dans un espace Hauft horne^ (juVlles'almndonne à une durée sans (In , en f Pau Ires termes, lorsqu'elle se perd dans r in (lui de Tespaee et du temps, Cesl principalement à ce dernier point de vue que Ti m pression de Tari venant ïÏ s'associera la jiensée religieuse, <lonne h celui (jul réju'ouve Tidne la plus élevée de i*art liimiain, par la st ri »I imité même de la pensée dont son (cuvro est l'occasion.

({. Au principe de l'association des idées, si fécond en consé(|uences pour celui qui remonte à l'ol'ig'ine des efîets des beaux-arts afin d'apercevoir rinlimilé de leurs rapports avec nous-mêmes, doit se joindre dans l'esprit de quiconque veut se ren- (b*e coniple de la spécialité de cbacun d'eux, la prise en considération de ce qui est simultané ou bien skccessif, parce cjue des faits qui tombent immédiatement sous nos sens ou des pbénomènes subordonnés à celle distinction découlent, lorsqu'ils ont

été nettement définis, des caractères précis propres à grouper les effets des diverses sortes de beauxarts.

7. Le tableau suivant résume fidèlement mes idées sur les rapports des beaux-arts avec nousmêmes, lorsque nous les envisag^eons au point de vue de la simultanéité ou de la successivité de leurs effets.

Beaux-arts parlant

A) Aux yeax.

B) A l'ouïe

Sculpture.

Peinture.

Architecture.

Jardinique.

Musique.

C) A Tesprit. | Poésie.

Effets simultanés.

Effets simultanés plus grands que les effets successifs.

Effets simultanés moindres que les effets successifs.

i Effets successifs que la mémoire ( peut se représenter simultanés.

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