‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 124 sur 294 · LOIS DES EMPEREURS CONSTANTIN ET LICINIUS EN FAVEUR DU CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

LOIS DES EMPEREURS CONSTANTIN ET LICINIUS EN FAVEUR DU CHRISTIANISME

Revenons aux moyens dont la Proridence dirine s'est serri pour avancer sa ruine dans la Picardie. La loi de Constantin et de Licinius, de l'an 312 (7), doit

(l) Eeckerm., Cun. PMUwopb., dàpui. xti, pro- (4) Ibid., de Nerooe.. eap.57.

bien». 15 . p. 1*9. (5) Minât. Felii. in OcUvio.

(S) TibQll., Ut. S, eleg. 4. (6) Prodeot. Catben. bina. «, vert. 177.

(3) Sucloo. de Augut., cap. 18. (t) Méra. de lÀced. dri liueripL, l. n. p. W.

êlre regardée comme l'un des principaux, s'il est vrai, comme le dit Theodoret (1), que ces princes ordonnèrent que le? temples fussent Termes et que l'on cessa de sacrifier aut idoles ; ou, selon Eusèbe (2), que Constantin porta une loi qui défendait d'offrir , dans les villes et dans les campagnes, les sacrifices abominables que l'on avait coutume d'y faire; de sorte que personne n'osait plus élever de statue aux dieux, ni immoler les victimes, ni tenter les divinations et les autres arts également vains. Ces expressions, sans doute, ne doivent pas être prises à la rigueur; mais il est certain que les églises de la Belgique s'accrurent considérablement dans l'espace des soixante années qui s'écoulèrent depuis la conversion de Constantin jusqu'à l'Empire de Gratien. La disette des monuments ecclésiastiques de ces temps obscurs nous empêche de faire connaître tous les saints évoques de notre prorince qui ont travaillé sans relâche à dissiper les ténèbres de l'idolâtrie. Ce sont eux, dit saint Léon (3), qui ont fait briller parmi nous les rayons de l'Evangile; et qui d'entêtés de l'erreur, vous ont rendus dociles à la vérité: oui, ce sont eux, qui, comme de vrais pasteurs, tous ont débarrassés de l'odieuse et affreuse superstition pour vous rendre dignes du royaume des cieux : isti enim sunt tiri , per quoi tibi Evangelium Christi , Roma , resplenduit ; et quee eras magistra erroris , facta es discipula teritalis. Isti sunt patres tut, terique

pas tore* , qui te regnis cœlestibus inserendam cruentd immanique supersti-

tione pur gaver unt.

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