‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 129 sur 294 · CXXX1X · texte numérisé non relu

CXXX1X

LES SOISSONNOIS REPLONGÉS DANS LE PAGANISME SONT DOCILES A LA VOIX DE SAINT ONÉSIME, LEUR ÉVÊQUE.

Les ravages des Barbares avaient tellement retarde le progrès du christianisme dans le Soissonnois , qu'à l'avènement de saint Onésimc à l'épiscopat , l'idolâtrie semblait y dominer presque seule : ai/ hue vana gentilium tuperstitioni» seota tota sibi penè veiidicaverat Suetsonum oonfinia (1). On eût dit que cette église, qui avait été fondée depuis plus d'un siècle, fût encore dans sa tendre enfance: tenera natoenti» ecclesia pullabat infantia (2). Les travaux immenses du saint prélat, ses vertus et ses miracles éclatants changèrent entièrement la face de ce diocèse. On y renversa les autels et les temples des faux dieux : funditut evertunt fahorum ara» Deorum... ubique deitruuntur Paganorum delubra. Le paganisme qui ne peut se soutenir sans des objets sensibles périssait avec ses idoles. Les idolâtres couraient en foule à l'église pour y recevoir le caractère du christianisme: ad ecclesiœ baptitma gregatim confiait credentium turba; et l'on peut dire que les eaux du baptême, plus fécondes que celles du Nil, inondaient ce canton et préparaient pour le ciel une abondante récolte. Ainsi l'église de Soissons, à la mort de saint Oncsime, avait acquis toute la vigueur de l'adolescence.

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