DES- IDOLATRES
Ainsi les désordres que l'invasion des Barbares avait produits ne purent mettre le moindre obstacle à la toute puissance de Dieu. La divine Providence dont les vue* sont infiniment supérieures aux desseins des hommes sut même tirer de grands avantages du bouleversement de l'Empire Romain pour faire rentrer une
W Ibid., p. 31», n.' ii. (4) Ibid.. p. S68, a.- U.
(i) Ibid.. p. tIT. n.« S*. (5) Ibid.. n.- 1).
(3) Ibld.,?maii, p.SSt, n.- 5.
infinité de païens dans la Toie du salut: «» ob hoo ro/um barbari Rotnani» finibus immitsi forent, quod vulgà per orientent et occidentem ecclesias Christi Hunnù, Suevi», Vandali* et Burgundiombut, ditertitque et innumerit credentium populie replenlur, laudenda De* mitericordia (1). Les prédications continuelles des évèques et le zèle des saints ecclésiastiques réduisirent le paganisme aux abois. Le temps dissipait peu à peu les présentions les plus obstinées. La superstition était forcée de se réfugier dans des cantons couverts de bois ou inaccessibles par les montagnes. En un mot tout semblait conspirer à la ruine du paganisme dans notre province, lorsque tout-à-coup les conquêtes des Francs, peuples grossièrement idolâtres (2), dont les objets du culte étaient les eaux, les bois, les astres, les oiseaux , hœc generatio fanaticie temper cultibu» visa e»t obtequium prœbuiste . nec prorsûe agnovere Deum: sibique silvarum atque aquarum, avittm, bestiarum que, et aliorum quoque elementorum finxere formas, ipsatque ut Deum celer e, eisque sacrificia delibatie consueti; semblèrent faire évanouir les espérances et donner lieu de craindre de la voir replonger dans ses anciennes erreurs.