‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 138 sur 294 · DES VERMANDOIS · texte numérisé non relu

DES VERMANDOIS

On prétend qu'Alomer , évêque de Vermand , a institué dans sa capitale des écoles pour y instruire la jeunesse dans les vrais principes du christianisme (4). Fortunat (5) assure que saint Médard y fut élevé : in qua urbe cum adolescens ad scholamrecurreret, avec saint Elcuthère qui fut dans la suite érèquc de Tournai : dicit (Medardus) ad Eleutherium quemdam parvulum comparent — qui in Tornaco civitate Pastor est datus Ecclcsiœ. Saint Médard (6), après avoir instruit et édifié en qualité de simple prêtre pendant près de quarante ans l'église du Vermandois, succéda en la place d'Alomer vers l'an 530 (7). Il redoubla ses travaux

(1) Conclu Labb., t. it, col. !*0t. cao. 30. (J) Spiol.

(S) Aet. 88. on). 8. Bened. tac l.p.S». n.*i. <*) IMd..

(3) DUxrt. wr I biit. de Fwta. t, i, p. SOS, nou Çt) VM., p. SU, n.« 7.

(4) Gtll. ebrirt., t. u, col. 480.

apostoliques dans une province où le christianisme avait encore des progrès à foire (1) : quia et rudit okrùtianat legi» oultue in hù Galliarum partibut adhue pubeteehat et idolatriœ vana tuperttitio neodum ex toto obsoleverat. Si l'on en croit Kadbod (2), l'an de ses successeurs, le desastre où se trou rail réduite sa ville épitcopale depuis le ravage des Vandales et des Huns , et la crainte qu'il avait de la voir ensevelie de nouveau sous ses ruines par une seconde incursion, d'autant plus à craindre que cette ville était alors sans défense, le firent consentir à transférer l'année suivante son siège à Noyon , qui n'avait point encore éprouvé le même sort, dolent ilaque tir beatu* civitatit illius Firomandentit quota regendam susceperat jam factam deeolationem, veritutque iterandam pagaruirum irruptionem, Noviomum, que m munitiorem prœnominavimu» , tano tatis concilio, tedem corutituit opiscopalem. Il fit plus; saint Eleuthère de Tournai (3), son ami, étant mort en 082, il se chargea d'achever la conversion des peuples de ce diocèse, malgré son grand âge et les difficultés sans nombre qu'il devait s'attendre à essuyer de la part d'un peuple féroce et indomptable , attaché opiniâtrement au culte de ses dieux, tel enfin que Iladbod nous le dépeint. Après quinze années de peines et de fatigues , il eut cependant la consolation de voir cette nation barbare convertie, et l'église de Tournai réunie à celle de Noyon, dont elle ne fut séparée qu'en 1 1 46 : no que factura est ut parte tempère innumerabili» eoruta tnultitudo ad fidera calholicam converteretur Sanctut pontife* Medardut ferooetn Mata Flandrentium gentern tuœ Noviomensi ecclesiœ atgociacit. Ne doit-on pas juger de là, que , si la destruction du paganisme dans le Vermandois ne fut pas encore parfaite, du moins était-elle fort avancée à la mort de saint Hédard, qui arriva en 548 ou 547.

CUII.

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