DIVINATION PAR LE COURT BATON ET LA LONGUE PAILLE
Les Francs qui tiraient leur origine de Germanie, avaient apporte dans notre province une autre espèce de sort, dont l'usage y est encore existant: c'est de tirer au court bâton et à la longue paille (2). Le sort favorable y est réglé par le plus long bout , et le défavorable , par le plus court. Les Germains , selon Tacite (3), coupaient en plusieurs morceaux une branche d'arbre fruitier, distinguaient ces morceaux par certaines marques, les jetaient pèle mêle sur une étoffe blanche, et le prêtre de la cité, s'il s'agissait d'affaires publiques, ou le père de famille, s'il était question d'intérêt particulier, levait trois fois chaque morceau avec certaines cérémonies et en donnait l'explication suivant l'ordre dans lequel s'étaient présentées les différentes marques: virgam, frugi feras arbori decisam, in surculot amputant , eosque, notis quibusdam discrètes, super candidam testera t cm ère ac fortuito tpargunt : inox, si publiée consulatur, sacerdos civitatis, tin privatim, ipte paterfamiliœ , precatus Deos , cœlumque nuspiciens , ter tingulot tollit; sublatos, tecundum impressa m ante notant, interpretatur.
(i) Méai. de l-Attd. det loicrip.. I. m, p. Jôï. (3) Corn. T*cit„ de Mot. Gêna. c. 10, édU. 175J.
(i) Joora. de Vert., oetob. 1730. p. tss.