DANS LA MÊME BGLI
(I) Du Cange. GUm. » mol kahmda, col. 1M7. (î) iDid. 8E. SOM CBSÉMOJIIAl
espèce qui se faisait le M.' du même moi». Pour représenter la fuite de la Vierge et du petit Jésus en Egypte (1), on choisissait une jeune fille, la plus belle de la ville-, on la mettait sur un âne avec un petit enfant dans les bras. La vierge et sa monture richement ornée partaient de la cathédrale pour se rendre à l'église paroissiale de Saint-Etienne, accompagnées du clergé et du peuple. Arrivé à l'église, l'Ane était conduit au sanctuaire et placé au côté de l'Evangile tout près de l'autel. On commençait la messe solennelle; l'introït, le Kyrie, le Gloria , le Credo , etc. , finissaient par le refrain Hinham. La prose commençait comme celle de la Circoncision :
Orientis parti bus , Advenlavit, etc.
Hez , sir une , car chantez , Belle bouche rechignez , Vous aurez da foin assez Et do l'avoine à plantes.
Niai foret bacalns , Et enm in clunibas,
lies, sir asoe , etc.
Hic in collions Sicheat, etc.
Hez , sir asne , etc.
de Arabia , Tbus et myrrham de Saba , Talit in ecclesia, Virtus asinaria.
Hez , sir asoe , etc.
Dam trahit véhicula, etc.
Hez , sir asne , etc.
Cum aristis hordenm , etc.
Hez , sir asne , etc.
Amen , dicas , asine , etc.
(11 est marqué dans la rubrique qu'on devait le genou en cet endroit.)
Ecce magnis auribu» , Subjngalis ilius, Asinus egregius , Asinornm dominos.
Hez, sir asne, etc.
Hez va ! hez va ! hei va her !
Biais, sir asoe, car allez; Belle bouche , car chantez.
Salta vincit hinnnlos , Hez , nir aane , etc.
A la fin de la messe, le prêtre, au lieu de chanter Vite musa ett, hennissait trois fois et le peuple répondait : hinham, hinham, hinham. In fine mùtœ sacerdos vernu ad populum , vice , lté muta ett, ter hihannabit ; populue ver à Deo gratias , ter rcipondebit hinham, hinham, hinham.
(I) G»om., iup., an mot /ta
Dans l'église cathédrale de Scnlis, on faisait l'élection d'un pape des fous (l). »AN, l'église t>t Son élévation était accompagnée de danses et de mille indécences pareilles. Lors- sbnli*. élection qu'il fut question en 1413 d'empêcher que cette cérémonie ridicule et scanda- t>,,SH rAPrleuse se fît dans l'église, suivant l'usage, l'évéque trouva son chapitre partagé; les uns voulant que la cérémonie de l'élection se fît dans l'église, suivaut l'ancienne coutume, mais sans élévation et sans danse, et qu'il fût permis d'y assister en habit séculier et décent; d'autres opinant que cette infâme cérémonie fût bannie du lieu saint. Enfin, le doyen conclut en faveur de l'opinion de ceux-ci, sans ôter néanmoins la liberté aux chapelains et aux vicaires de faire ce que bon leur semblerait hors de l'église. En conséquence, il leur fut accorde unminot de bled, c'est-à-dire dix septiers, pour faire la fête des fous, par délibération capitulaire du pénultième de décembre (2). Cette cérémonie n'a cessé entièrement dans cette cathédrale que vers l'an 1523. Nous voyons par une permission (3) donnée le 30 décembre 1501 par le chapitre de Saint-Rieul aux vicaires de cette église de faire, le jour de la Circoncision, des jeux dans le cimetière, suivant l'usage, que ceux-ci avaient aussi un prélat des fous. C'était probablement un évèque. A Soissons (4), le même jour, on dressait près la maison qui porte encore l'enseigne de la Grosse-Tête , un théâtre sur lequel étaient placés quelques chanoines. Tous ceux qui voulaient courir en masque étaient obligés de s'aller présenter à eux pour en avoir la permission.