‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 170 sur 294 · LA FÊTE DES FOUS · texte numérisé non relu

LA FÊTE DES FOUS

On aurait de la peine à croire que la cérémonie du bâton des confréries que l'on met à l'encan le jour de la fête du patron , fut un reste de la fête des fous , si (^'anciens monuments ne faisaient voir la parfaite ressemblance qu'il y avait entre ce bâton et la lance des fous : Baculut, dit un MS. de Sainte-Géneviève de Paris (5), festivitatis stullorum , gallicè lance. Leoniùs, chanoine de N.-D. de Paris (6), écrivant à l'un de ses amis qui derait revenir pour la fête du bâton , ad amicum venturum ad festum Baculi , regardait comme un jour mémorable celui auquel il arriverait à Paris pour déposer sa dignité de bâtonnier et la transmettre àtan antre le jour de la nouvelle année :

(I) Prenr.. part. t. p.... n.*.... (*) Mém. MS.

(1) Reg. «pilul. Sjlrto. ccclei., in Ull, p. iî. (») Cod. S. Ge»ev., r. 7. fol. SU.

(5) Art. capital, ftegul. (•) U Baof. Dtanrt. Rir \ kitt . àt P»ru, t. n, p. m.

Fesla dies, aliis Baculns venit et novu» annus; Qua venies, véniel haîC mihi fesU dies.

Les colonnades de menuiserie faites en forme pyramidale et terminées par un cierge, que le Père Daire (1) prend pour des majs qui étaient portes par chaque corps de métier de la ville d'Amiens à la procession du Saint-Sacrement, n'étaient que les différents bâtons des confréries , chargés des attributs de leur profession , surmontés d'un flambeau orné et historié. La cérémonie du bâton s'est perpétuée jusqu'aujourd'hui dans la Picardie. Elle est en usage dans presque toutes les églises, et censée approuvée par le silence des supérieurs ecclésiastiques, quoique condamnée en 1212 par un concile.

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