‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 36 sur 294 · RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

RÉVOLUTION

Depuis Constantin , l'empire romain ayant été réglé sur celui de Constantinoplc . chaque prétoire fut partagé en diocèses ou provinces régies par un consul ou président qui résidait dans la métropole. Reims était métropole de la seconde Belgique, qui jouissait du titre de province consulaire (5). Chaque diocèse avait dans

l,i Hwt. de* grands Cbrn. , ton. n, p. 175 H «ni». [il M*n>. de liUer.. U>m. i» . p. 176.

(t) BoU. ici. SS. . 7 sept tU. B. Finniot , n.- 13. 51 DigoiUl. Imper .

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son district plusieurs cités gouvernées par des comtes. L'église adopta cette division : chaque métropole eut à sa tête un évèque, nommé archevêque dans la suite , pour le gouvernement spirituel et ecclésiastique : chaque cité eut de même un évoque suffragant égal au métropolitain en caractère , mais inférieur en juridiction , de même que les comtes ou gouverneurs des cités étaient égaux en caractère aux consuls de la province, parce que les pouvoirs des uns et des autres étaient émanés de la même source , c'est-à-dire du prince , mais d'un rang inférieur dans l'ordre de la juridiction temporelle et politique.

.nos diocèses ebpo>- Ces différentes subdivisions , dit M. Sanson (1), ne paraissent presque plus dent mieux *ji'E nos dan» l'état civil et politique , mais beaucoup mieux dans l'état ecclésiastique, fioi' versements \ là ou les diocèses répondent aux cités , civitatibus ; les archidiaconâs , aux pays , i. etendok des pagfej ieg doyennés ruraux ou arckiprétrés , aux moindres parties , partibus; et les paroisses, aux villages, domibus. Comme le détail des cités ne se trouve dans aucun écrivain romain , nous y suppléerons par une notice qui , selon les conjectures du P. Sirmond (2) , présente l'ordre que les provinces et les cités gardaient entre elles du temps de l'empereur Honorius. Voici le rang des cites de la seconde Belgique : la 1." des Remois; la 2.* des Soissonnois; la 3.' des Catalaunois; la 4.* des Vermandois ; la 5.' des Attrcbatcs; la 6.' des Cameraci; la 7.' des Tournésiens ; la 8.e des Silvanectcs; la 9.' des Bcllovaces; la 10.' des Amiénois ; la 1 1 .' des Morins; la 12.' des Boulonois. De ces douze cités, sept appartiennent à la Picardie , savoir : la 2.', la 4.', les 8.', 9.', 10.', 11.' et 12'.

Nous ne prétendons pas cependant que les diocèses ecclésiastiques aient conservé leurs premières limites. Selon la notice que nous venons de citer et d'autres postérieures, le pars des Morins était partage en deux cités, Boulogne et Morinum, appelé depuis Térouannc; dans d'autres dressées du temps de Charlemagne, Boulogne ne se trouve plus ; son diocèse est réuni à celui de Térouannc : il a été érigé de nouveau vers le milieu du xvi.' siècle. Saint Remi, évèque de Reims, érige un évèché dans la ville de Laon : est-il croyable qu'il ait tout pris sur lui et rien sur ses voisins P Pourquoi le Concile do Noyon de l'an 814 dccida-t-il que plusieurs paroisses au-delà de la rivière d'Oise, qui avaient été jusque là de ce diocèse, seraient désormais de celui de Soissons? Pourquoi ces différends entre les évêques d'Amiens et les archevêques de Rouen , pour les limites respectives de leurs diocèses du côté de la ville d'EuP Pourquoi ces contestations entre les évêques de Bcauvais et de Paris touchant les confins de leurs diocèses , du côté de l'Isle Adam (3) , entre Eudes de Beauvais et Hildebaut de Soissons, pour une

(l) Bemarq. sur Is carie de l'ancien. Gaule, p. 10, (S) Cooeil., antiq. Gall., tom. i.

i eit Nia». (3) Louvel , anliq. du dloc. de Beauy.

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église bâtie sur les confins de leurs diocèses que Charles-lc-Chauvc avait fait détruire (1)? Pourquoi enfin les prétentions réciproques de l'archevêque et de l'évèquede Beauvais sur le Vcxin français? C'est que les limites de ces diocèses n'étaient plus les mêmes que dans leur origine.

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