CHANGEMENTS FAITS PAR CLOVIS DANS LE GOUVERNEMENT GÉNÉRAL
Cette dernière révolution peut avoir eu son principe dans l'établissement de la monarchie française, où l'on commença un nouvel ordre de choses; car quoiqu'on retrouve dans les anciens monuments et dans les anciennes formules les expressions de Senatus, Senatores , Patricii, Consules , Curia publica, Civitates, quoique les centrait de vente , dit M. de Valois (2), les acquisitions, les manumissions , les mariages (3) s'y réglassent de même que sous la domination romaine, parce que Clovi6 avait laissé les Gaulois vivre entre eux selon le Code Théodosien, néanmoins, comme nous l'avons déjà dit d'après M. le duc de Nivcrnois, Clovis omit rassemblé la puissance des lois et celle des armées en la personne des gouverneurs, à gui, sous le nom de Dux, »7 confia le soin de ces différentes provinces. Alors les cités furent partagées en autant de comtés différents qu'elles division oks wi renfermaient de Pagi, les Pagi en centenies et les centenies en doyennés ; les en centime:* kt comtes, chefs dans leurs départements de la justice, du militaire et des finan- decanats. ces , furent subordonnés à de* ducs ; les comtes curent sous eux des centenaires qui rendaient la justice dans les bourgs: nous en trouvons plusieurs aux vin/ et ix.' siècles dans le pays des Morins, Chumbaidus centenarius, du temps de l'abbé Erkembod, abbé de Sithiu, aujourd'hui Saint-Bertin, Vandelgarius centenarius, témoins à deux chartes, l'une de 808, l'autre de 812, en faveur de la même abbaye (4), dans le Beauvoisis, dans le Chambly, etc. Sous ceux-ci étaient des doyens pour chaque village; on a retenu en certains lieux le nom dedécan, pour dire le juge; le village de Ver près Corbie avait encore un doyen en 1212. Les vicomtes, les avoués, les maires des villages ont éclipsé ces anciens juges. Sur la fin de la seconde race, les comtes particuliers s' étant rendus propriétaires du civil et du militaire dans Les villes , prirent le nom de la magistrature qui y était établie, d'où vient que le mot consul est aussi fréquent dans les chartes des xi/ et xii/ siècles que celui de cornes pour désigner un comte.
{I) Flod..hUt. Rem.,1.8,c.i3. ;»} Ibid.. toni.xx, p. 177.
(S) Mém. de lillér., lom. itii . p. «t. ;*) Pr. , p»rt. n, ir...