‹ Introduction a l'histoire littéraireChapitre 30 sur 50 · De même Spencer, à l'étranger · texte numérisé non relu

De même Spencer, à l'étranger

nommait moment, articuler avec précision chacun des éléments composants, et puis montrer quel genre d'ascendant chaque article exerçait, et sur quelle partie ou forme de la littérature il agissait, sinon exclusivement, puisqu'on affirmait que toul tient à tout, mais au moins principalement. Il est inadmissible en effet que n'importe quel trait du milieu agisse ér/alemeut sur n'importe quelle partie de la littérature. Ce travail n'a pas été accompli, il est resté à l'état d'ébauche.

Partons de cette idée que les circonstances du milieu n'exercent probablement pas une influence égale sur un sujet donné, tel que la littérature.

L'efTet des unes doit être considérable, et partant assez visible; d'autres, au contraire, exerceront un ascendant assez faible, peut-être nul, ou au moins insaisissable pour nous, dans l'état actuel de notre savoir psychologique.

Or on ne peut trop le rappeler, il s'agit ici de psychologie, non de biologie.

D'autre part analysons l'objet influencé. La littérature, elle aussi, a bien des parties, dont les unes importent beaucoup, les autres peu. Essayons de voir ce qui dans la littérature forme la partie principale, ou l'essentiel. A mon avis, je l'ai déjà dit souvent, l'essence de la littérature, c'est d'émouvoir les hommes ; au moyen de quoi? de l'homme lui-même, de ses divers caractères, de ses émotions, passions, sentiments, exprimés lyriquement ou objectivés dans l'œuvre épique et l'œuvre dramatique.

Ceci posé, je me demande si l'état des sciences mathématiques en une société donnée, est de nature à influer beaucoup sur la littérature contemporaine. Je suis disposé à me répondre, non , jusqu'à preuve contraire. Je répète la question pour toutes les sciences physiques ou naturelles, et ici j'hésite. En effet le sentiment de la nature, communicable par le moyen de descriptions objectives ou par la notation d'impressions personnelles, est bien une partie précieuse de la littérature. Mais entre le sentiment de la nature, qui tient

à la considération superficielle, sensuelle de ce grand objet, et la connaissance profonde, scientifique du même objet, il y a une radicale différence. Nous avons montré ailleurs que le savant et l'artiste, quant au processus intellectuel, vont aux deux pôles opposés.

Cela étant, l'état, le degré des sciences pbysiques, doit-il exercer une influence importante? 11 ne le semble pas, au premier coup d'œil. Je ne dis pas qu'on ne découvrira pas plus tard des rapports cachés; mais ces rapports possibles n'ont été encore, à ma connaissance, établis avec netteté dans aucune histoire. Cependant ici un doute s'élève. La connaissance de l'homme qui est certes, à un certain degré ou sous une certaine forme, nécessaire au littérateur, peut-elle progresser jusqu'au point voulu, lorsque la science physique est nulle ou trop arriérée? Je n'aperçois en ce moment aucun fait qui me permette de dire avec certitude : « aucun degré de science physique n'est nécessaire », mais je ne puis pas dire davantage : « un degré de science physique est indispensable ». Peut-être en se servant de ce qu'on a sous les yeux — de l'histoire actuelle, dont on devrait toujours s'aider, — serait-il permis d'avancer qu'en tout cas la connaissance de l'homme, j'entends celle qui suffit à la littérature, n'est pas dans une dépendance étroite de l'état des sciences physiques.

Je me hasarde à le penser, d'après deux faits que tout le monde peut constater. Chacun a certainement rencontré, comme moi, et fréquemment, des femmes pourvues de ce qu'on appelait un grand tact ou un tact délicat, lequel est au fond une fine connaissance des intérêts, des passions et des caractères humains. Et ces femmes étaient aussi ignorantes des véritables lois qui régissent l'univers, que peut l'être un nègre de la Papouasie; elles étaient de force à croire que le soleil tourne autour de la terre, — ou même qu'il se couche chaque soir dans l'océan, comme dans son lit, et que le ciel est une voûte de cristal incrustée d'étoiles d'or, etc. ; — et ici je ne puis m'empêcher de rappeler que les artistes

grecs professaient des croyances pareilles ou équivalenles, et qu'ils avaient pu devenir malgré cela suffisamment inslruils en psychologie.

Et à côté des femmes dont je parle qui n'a rencontré l'homme profondément versé dans la connaissance de quelque canton de la nature, mais non moins naît que savant, c'est-à-dire au fond pourvu, si j'ose ainsi parler, d'un remarquable indiscerne ment en fait d'hommes et de caraclùres? et ceL homme savant est bien, en vis-à-vis de cette femme ignorante, une manière de contre- épreuve.

Ce qui existe sous nos yeux avec une entière certitude doit nous avertir. L'historien est tenu de croire ou au moins de soupçonner que ces mêmes phénomènes que nous apercevons en petit, en privé, dans l'histoire actuelle, se reproduisent en collectif et en grand dans l'histoire générale.

Voici donc en somme que toute la science physique, c'està-dire un mode de la culture très important, est si lâchement lié avec la littérature qu'on ne peut constater d'une manière certaine un seul effet de celui-là sur celle-ci. Taine, par exemple, a achevé son histoire de la littérature anglaise sans avoir eu occasion de relever nulle part une influence scientifique; et il ne s'est même pas aperçu du fait.

En revanche la littérature semble bien être en rapport sensible, perceptible avec une culture spéciale, la culture psychologique. Toutefois distinguons : il y aune psychologie générale, théorique, abstraite, en voie de formation (vous pouvez vous la figurer par la théorie des sentiments moraux de Smith ou par les livres de M. Ribot). L'état de cette science abstraite tient-il en quelque dépendance les œuvres purement littéraires? A cette question j'ai déjà fait en somme, et quant à moi, une manière de réponse; j'ai dit ailleurs à peu près ceci : il est bon, il est profitable probablement à un artiste de posséder une conception analytique de nos facultés intellectuelles et de nos ressorts moraux, mais cela n'est bon qu'avant l'œuvre littéraire, comme préparation.

Le savoir spécial, qui a pu, qui a diî servir à l'artiste pour l'observation préparatoire, pour l'acquisition de son expérience, en lui permettant d'observer avec plus de discernement, de métliode, ce savoir, dis-je, il faut que l'artiste l'oublie spontanément ou systématiquement, dès qu'il bâtit son œuvre, afin d'éviter le péril d'être raisonneur, discursif, abstrait, alors qu'il doit créer des formes concrètes et vivantes. Je ne trouve dans mon bagage psychologique rien de plus, je l'avoue, que ce que j'ai déjà dit.

Il en résulterait toutefois cette hypothèse, que les époques oij l'artiste est en mesure d'acquérir une teinture de psychologie abstraite, et sous la condition, bien entendu, que l'artiste prendra la peine de se teinter, doivent produire des œuvres présentant, quant à la construction des caractères, et la peinture des passions, quelque chose de plus analytique, de plus précis, de plus sur, que les époques où la science fait encore défaut.

Cependant, je me hâte de l'ajouter, et l'histoire littéraire semble le prouver, le défaut de science abstraite peut être compensé plus ou moins par l'abondance et la sûreté de la psychologie pratique, journalière, qu'acquiert, dans l'expérience de sa vie privée et publique, un homme doué pour l'observation artistique (c'est le cas des anciens).

L'état des beaux-arts, architecture, sculpture, peinture, musique, influe-t-il sur l'art littéraire? Je crois bien que tout le monde répondra a priori par l'affirmative; mais influentils tous également, ou également à toute époque, d'après une loi ou dans une mesure invariable? Ici on répondra, je pense, que l'égalité est invraisemblable; et on aura bien raison. Mais après cela, le difficile est de découvrir des effets précis, incontestables; difficile au point que je n'ai jamais lu, en aucune histoire, une assertion qui pût satisfaire un esprit critique. Ne confondons pas, s'il vous plaît, tel arrangement matériel, disposé pour un art, avec cet art même. Je m'explique par un exemple. On peut avec quelque apparence

affirmer que l'opéra de Lulli et de Quinault a influé sur la manière dont Voltaire a conçu ses tragédies ; mais dire pour cela que c'est la musique qui a influé, serait faux. Voltaire a visé à produire quelque effet équivalent à l'efl'et obtenu par les dispositions matérielles de l'opéra, et par les libretti de Quinault.

Donc influence d'un machinisme nouveau et influence d'une forme littéraire nouvelle sur la littérature postérieure; mais rien de la musique, à parler exactement. Je pourrais très bien, à mon tour, alléguer dans Victor Hugo des influences de la sculpture, de la peinture, en ce sens que tel vers semble fait du souvenir d'une statue ou de plusieurs statues fondues en une vision unique — « et la Justice aux yeux sévères et candides » (un tableau de Prudhon). — « Paix, gloire, liberté, reviendront sur des chars de victoire aux foudroyants essieux. » — « L'empereur surhumain... devant qui , gorge au vent , pieds nus , les Renommées volaient clairons en main. » iVssurément il y a là des souvenirs de sculptures. Mais peut-on dire que nous soyons en présence d'influences sérieuses, collectives, d'un art sur un autre? en quel lieu, en quel temps montrera-t-on un effet incontestablement produit par la musique? par l'architecture? Et je ne dis pas, remarquez-le, qu'il n'y en ait pas; je dis que si ces effets existent, ils sont d'une nature telle qu'ils échappent à notre science psycholog'ique actuelle.

Une idée contiguë à la précédente, mais en réalité très différente, est celle-ci : il se pourrait que tous les arts d'une époque se ressentissent d'une conception unique qui, entrant en tous, les marquerait d'une manière de sceau commun. Ce ne serait plus ici influence d'un art sur un autre, mais influence plus haute, dominant communément les arts. Voici une pag'e de M. Brunetière ' que je citerai parce qu'elle

1. M. Brunetière écrit cette page comme une suite de la tiiéorie des mutuelles dépendances. Ce qu'il allègue, si cela était vrai, appartiendrait, en tout cas, à la théorie des dépendances communes, ce qui n'est plus la même chose.

propose cette idée, avec une foi singulière au dogme des dépendances mutuelles.

« Et voici un exemple enfin de ces liaisons qui joignent par delà les frontières nationales et à travers le temps, jusqu'aux époques successives d'un même âge de l'histoire. Si l'on retrouve en effet tout le moyen âge politique et poétique dans la Divine Comédie de Dante, si vous en retrouvez toute la religion dans une cathédrale gothique; et s'il est vrai que la Somme de saint Thomas d'Aquin en résume toute la science et toute la philosophie, ne peut-on pas dire aussi qu'il n'y a rien qui ressemble plus que la Somme de saint Thomas à une cathédrale, si ce n'est précisément la Divine Comédie de Dante? ou plutôt, il n'importe que ces trois monuments d'une pensée commune ne soient pas de même date, et ils demeurent comme le témoignage de je ne sais quoi de plus général, qui planerait en quelque sorte au-dessus du temps. Le moyen âge y respire encore tout entier. Si nous n'en avions rien d'autre ni de plus, c'en serait assez pour nous permettre de le reconstituer. Et qui sait? avec un peu d'audace et un peu de bonheur surtout, si, n'ayant conservé que la Somme et la Divine Comédie, nous n'y retrouverions pas l'épave ou l'idée de la cathédrale gothique? » [Evol. des (jenres, t. I, p. 253.)

Ma réponse à M. Brunetière sera courte : entre la Divine Comédie et une cathédrale gothique, vous présumez être en état de nous montrer le lien, le rapport ou la simiHtude; allez, faites, montrez : notre curiosité très excitée vous garantit notre attention; vous pouvez traiter le sujet avec toute l'extension que vous voudrez, nous vous écoutons.

En résumé — jusqu'à nouvel ordre, — nous pouvons soupçonner entre la littérature et les autres arts des rapports *; mais nous ne sommes pas en mesure de les prouver.

1. Remarquons que Taine n'a nulle part signalé l'influence des arts en Angleterre sur la littérature anglaise.

Voici cependant que nous avons examiné les deux grandes directions de la pensée humaine : les sciences, les beaux-arls. Nous avons trouvé sans doute que la connaissance de l'homme, au moins sous une certaine forme, influait, et même capitalement, que dis-je? était indispensable; je crois néanmoins que le résultat paraîtra modeste, auprès des espérances que la théorie des dépendances mutuelles avait fait concevoir.

Par civilisation générale, j'ai dit que j'entendais tous les grands arts pratiques, ou, si vous voulez, tous les grands aspects de la pratique à un moment donné : institutions politiques, institutions de famille, hiérarchie sociale, etc. Au reste on va voir, mieux encore par le détail, ce que j'entends. Il est rationnel de considérer ces institutions, dans l'ordre selon lequel elles agissent, ou ont occasion d'agir sur tout artiste. Je m'explique : avant de produire, l'artiste a des années d'éducation, de préparation, d'apprentissage. 11 apprend sa langue d'abord. 11 va à l'école, ou est mis tout de suite à un métier. Dès que la velléité littéraire s'éveille en lui, il découvre aux alentours des modèles recommandés, une tradition acceptée, subie avec plus ou moins d'unanimité. Il commence en même temps à éprouver, avec quelque conscience, les effets de la vie privée que sa position de fortune, sa classe, sa famille déterminent; il éprouve de même — plus ou moins — les effets des relations familiales, du régime politique qui l'environne. Plus lard il se fait une conception plus ou moins juste du public, de ses goûts, de ses dégoûts, de ses exigences, de ses parties ou classes, et il incline à complaire plutôt à telle qu'à telle autre de ces classes. Nous suivrons, une à une, ces conditions.

J'avertis cependant le lecteur que ce qui va suivre contient une perpétuelle comparaison de l'Angleterre et de la France, même quand je ne les nomme pas, car c'est de cette comparaison que sont issues mes réflexions. Autre avis : les influences de la langue, de l'école, de la tradition, de la vie

pratique, politique, mondaine se mêlant, se combinant ou se combattant sans cesse dans la réalité, il ne m'a pas été possible d'exposer aucune influence particulière, sans parler quelque peu d'une autre; d'exposer par exemple l'influence de la langue, sans invoquer celle du salon mondain, etc. Les phénomènes de l'histoire scienlifique sont presque impossibles à expliquer dans un ordre absolument linéaire; et c'est là une des grosses difficultés de cette science.

La langue. — « L'état de la langue commande la littérature », voilà qui a l'air d'une vérité évidente, presque d'un truisme. Et en efîet avec une langue aussi défectueuse que celle des Wedas de Ceylan, ou des Fueggiens, toute éloquence, toute poésie paraissent impossibles. Cependant, entendue d'une certaine manière, poussée à fond, si je puis dire, cette vérité semble fausse. Il y a eu de l'éloquence et de la poésie dans des langues qui sont à notre jugement assez imparfaites. Voici un rapprochement qui aide à s'expliquer ce fait. Les ouvriers chinois ne possèdent qu'un outillage très simple, très élémentaire, comparé à notre outillage; mais avec cela ils produisent les mêmes effets que nos ouvriers avec leurs instruments plus perfectionnés. 11 en est ainsi, ce semble, de la langue. Je n'irai pas chercher mes exemples dans les langues lointaines, où la science nécessaire me fait absolument défaut; je me tiendrai dans notre voisinage.

Notre français du moyen âge peut être considéré, je crois, comme défectueux, par comparaison avec le français actuel. Les rapports des divers membres de la phrase, les rapports des divers genres de mots, ne sont pas marqués dans la langue médiévale avec la précision et la clarté du français moderne. Et d'autre part le vocabulaire médiéval est relativement pauvre en termes abstraits : voilà qui est certain. Mais si on avance qu'à ces défectuosités de la langue correspondent

certains défauts dans la littérature, je ne me contente pas de l'affirmation, je demande la preuve. Je désire qu'on me montre avec certitude la liaison supposée. Jusqu'à nouvel ordre, je ne crois pas qu'une grande abondance de termes abstraits soit indispensable pour l'existence d'une littérature valable, quoiqu'elle le soit pour certains genres de discours, et évidemment pour ceux où il y aurait à exprimer des idées très générales. Il ne me paraît pas que les termes abstraits, au delà d'un petit nombre bientôt atteint, soient nécessaires à l'expression littéraire, au style artistique. Je suppose qu'au moyen âge — et c'est là une hypothèse pourtant excessive — le mot orgueil fit défaut. Dans cette pénurie, l'artiste veut nous peindre un mouvement d'orgueil. Nul besoin pour cela d'avoir ce mot abstrait d'orgueil, car si on l'avait, il serait plus artistique de l'écarter que de l'employer. Ce mot sera avantageusement remplacé par les mots concrets, peignant le corps raidi, la tète dressée, rejetée en arrière, la lèvre inférieure avançant, les narines gonflées, etc., etc. Or ces mots concrets ne manquent nullement à une langue comme celle du moyen âge, ni même à telle langue moins avancée.

Les idiomes des peuples demi-barbares, barbares, ou sauvages même, abondent, nous dit-on, et parfois surabondent en mots concrets. Les Peaux-Hougcs avaient des noms pour tous les arbres; les Arabes d'avant Mahomet possédaient pour exprimer les choses relatives au cheval et au chameau une (juaiitilé étonnante de termes, finement nuancés; mais, observe-t-on en même temps, ils manquaient de mots pour certaines idées générales; telle peuplade américaine, par exem[)le, n'avait pas le mot désignant l'arbre en général. Eh bien, je le répète, cela n'était pas nécessaire. Je ne m'étonne pas pour mon compte que les Peaux-Houges aient pu produire des discoureurs éloquents, ce dont témoignent tous les voyageurs européens; et que les Arabes d'avant Mahomet aient fait le poème à''Antar.Oii n'a pas une idée assez nette de ce

qui forme le style artistique \ Sans doute on avance parfois avec quelque apparence de raison que la richesse en mots abstraits est nécessaire, mais c'est qu'alors on englobe dans la littérature des productions qui ne lui appartiennent pas; et que pour celles-ci, en effet, cette richesse est nécessaire.

Supposons qu'il s'agisse de produire un roman ou une pièce de théâtre, le Tartuffe par exemple, avec la langue du moyen âge; croyez-vous la chose impossible? évidemment il faut faire des distinctions, des réserves. L'artiste ne pourra pas concevoir Tartuffe exactement comme Molière? Sous quel rapport? Précisément sous le rapport intellectuel, sous le rapport des facultés et des habitudes de l'esprit; il ne pourra pas faire de Tartuffe un homme du xvn*" siècle, capable de manier les abstractions et les subtilités de la théologie, et le joli discours de séduction que Tartuffe adresse à Elmire sera supprimé en germe; supprimé de même tout ce qui dépend de la capacité abslractive, qu'ont atteinte les hommes du xvn" siècle, cela va de soi. Mais si Tartuffe sera ici un personnage moins « intellectuel », rien n'empêchera, rien au moins tenant à l'état de la langue, que les passions, les intérêts, les sentiments, les émotions momentanées, bref, tout le côté moral, sentimental du caractère hypocrite, ce qui est l'important, soit exprimé avec un degré équivalent de réalité.

Si un équivalent de Tartuffe n'est pas produit, cela tient à des causes autres que la langue-.

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