Voir p. 221 et suiv
faculté judiciaire (on méconnaît trop souvent celte éducation du jugement).
Qu'est-ce que la littérature peut nous offrir à la place de tout cela? C'est ici, je pense, qu'il est bon de distinguer. La littérature proprement dite, théâtre, roman, poésie, en nous présentant une foule de types, de sentiments nuancés, de passions en jeu dans les circonstances les plus diverses, toutes choses qui sont, remarquons-le, des traits individuels, caractéristiques, c'est-à-dire de la réalité simulée, non de la vérité générale abstraite , la littérature , dis-je , exerce en nous extrêmement l'une de nos deux facultés fondamentales (discrimination, assimilation). La faculté qu'elle exerce trop exclusivement est la discrimination. C'est pourquoi, de même qu'elle nous rend sympathiques et sociables, et agréables, la littérature nous rend fins, subtils, mais seulement en ce qui regarde l'homme sentimental et passionnel. On reconnaît souvent qu'un homme n'a pas eu de littérature, fùt-il très cultivé d'autre part, à cela qu'il lui manque de la délicatesse psychologique, un certain discernement, un certain tact dans ses rapports avec les personnes. Mais que de fois aussi, à travers l'agrément d'un littérateur pur, aperçoit-on des croyances embrassées sans preuves, des idées improvisées, une incapacité d'abstraire et de généraliser que son éducation explique trop bien. Habile à pénétrer peut-être une personne, cet homme, dès qu'il a à conclure sur des catégories ou des masses, se trompe; il ne voit pas nettement; il mêle à tout de la fiction, du faux. Ne lui confiez pas la gestion des intérêts généraux; et ne vous fiez pas à ses thèses ou synthèses philosophiques en quoi que ce soit. Tout cela évidemment revient à dire que la littérature et la science sont, chacune pour sa part, d'une absolue nécessité dans une éducation bien entendue.
Le seul organe autorisé de la vérité est la science. La littérature est l'organe de l'émotion; le vrai n'est pas plus dans son domaine que le praticable.
Il y aurait, je crois, un sérieux intérêt à ce que le public et les auteurs fussent également convaincus que la littérature peut servir puissamment une cause juste, pousser vivement par le monde une idée vraie, quand par chance elle les embrasse; mais qu'il ne faut l'en croire ni sur la vérité de l'idée, ni sur la justice de la cause; et qu'il faut s'en bien assurer en dehors d'elle, parce que l'artiste littéraire n'a d'autre manière de prouver que d'émouvoir, chose qui peut se faire aussi bien, et qui, hélas! s'est faite souvent, avec le parti injuste ou l'idée fausse.
Il sera difficile, sans doute, de convaincre les littérateurs eux-mêmes; ils sont trop intéressés d'amour-propre à se croire des propagateurs d'idées. Les poètes, toujours un peu plus enclins à l'infatuation que les autres, sont à cet égard bien curieux à entendre. De tout temps ils se sont attribué un coup d'œil d'aigle, ou mieux le regard vaste d'un spectaleur porté sur une haute cime. Comment donc! ils poussent leurs découvertes jusque dans l'avenir. Il me paraît intéressant et point inutile de montrer un exemple de ces illusions dans l'un d'eux, très commode pour l'observation, parce qu'en lui tout s'amplifie singulièrement, l'erreur comme le talent. Je veux, on le devine, alléguer Yiclor Hugo. Qu'on me permette de m'espacer un peu sur ce poète exemplaire. Il me sera l'occasion de quelques propos touchant d'autres que lui. Victor Hugo s'est toujours cru penseur profond, révélateur de vérités capitales, guide, conducteur, pasteur de peuples, et à maintes reprises très franchement il a dit à cet égard ce qu'il croyait être, ce qu'en tout cas il voulait être. Hugo a paru manifester par là un orgueil démesuré. Beaucoup ont été choqués, irrités ou au moins agacés, et souvent on a répliqué par des railleries cruelles, ou un dénigrement systématique. Je ne vois pas, d'abord, qu'à s'abuser sur soi-même on fasse un véritable mal aux autres, et que l'expression de l'orgueil mérite tant de sévérité. Et puis on n'a pas tenu compte d'une foule de circonstances atténuantes.
D'abord, comme nous l'avons dit, l'erreur d'Hugo a été celle de presque tous les poètes; et si elle se montre énorme chez lui, tout le reste est à proportion. Considérez ensuite qu'il a été novateur, hardiment, courageusement parfois. De très bonne heure, à un âge où la sensibilité est très vivo, il a possédé une notoriété extraordinaire, attaqué, déprimé, bafoué par les uns, et d'autant plus loué, exalté, magnifié par d'autres. Il a eu en quantité des détracteurs méprisants et des admirateurs idolâtres. Je ne sais pas si heaucoup de têtes auraient mieux résisté que la sienne à ce régime, où les détracteurs agissent tout autant que les admirateurs, et dans le même sens, car la réaction naturelle contre qui nous rabaisse à l'excès, c'est l'orgueil, tout à fait salutaire, et je dirais presque, obligatoire en ce cas de légitime défense. Hugo a toujours beaucoup travaillé; il s'est grandement efforcé, et à certains égards, avec une absolue conscience artistique. Et enfin il possédait des dons extraordinaires. Et vous ne voulez pas admettre qu'il ait eu le sentiment de ce double mérite, qui tant de fois lui fut dénié. Bien des gens, n'ayant rien d'Hugo, sont dans leur petit orgueil proportionnellement plus orgueilleux.
Hugo donc a cru et il a professé que la nature était un immense texte emblématique à comprendre, à interpréter. Interpréter le monde visible il faut, pour y réussir, être doué d'une certaine manière; mais quand on l'est, on n'a plus qu'à regarder d'un œil attentif, opiniâtre, le monde extérieur, à le contempler assidûment; et puis à tourner et retourner ses contemplations, à méditer, rêver : on arrive ainsi à déchiffrer petit à petit l'énigme universelle, et comme on a contracté une vision particulière, à la fin on lit presque couramment le sens spirituel sous les formes visibles. Telle est la conception capitale, directrice de Hugo. Il est impossible de s'éloigner plus des conditions auxquelles notre esprit est soumis, dans la recherche de la vérité. Nul n'a plus méconnu que Hugo la nécessité inéluctable de passer par les voies
scientifiques pour arriver à la moindre des vérités, observation rigoureuse, abslraclion, hypothèse choisie après longue méditation, expérimentation finale; et tout cela dans une disposition d'esprit constamment sévère, qui est justement l'opposé de la méditation, de la rêverie, de la contemplation.
Aussi à quelles idées Hugo, en contemplant et méditant si obstinément, est-il arrivé? A aucune qui en somme lui soit propre, et qui même soit le résultat de sa contemplation. Sans qu'il s'en douUit, la leclure, la tradition, l'opinion environnante, les anciens dogmes et les anciens préjug'és ont donné à Hugo, fort au hasard et avec de singuliers amalgames, toutes les idées qu'il s'est imaginé saisir directement dans la nature. Il cherchait les clefs de la nature, il croyait les avoir trouvées, et n'agitait que les vieilles clefs qui n'ont jamais rien ouvert. Avouons qu'il les a souvent dérouillées, dorées, ciselées et agrémentées de dessins nouveaux. Voyez en effet : sa religion qu'est-ce? le déisme, un déisme étrangement composite qui reproduit selon les moments le Jéhovah des Juifs, le démiurge de Platon, le Dieu justicier de Voltaire, le Dieu des bonnes gens de Béranger. Et son eschatologie? une métempsycose, et outrée, hyperbolique, qui va jusqu'à faire de tel humain un astre et de tel autre un caillou ou un clou.
Ses idées en politique, en sociologie, qu'il s'agisse du gouvernement des peuples ou de celui des enfants, n'ont également rien de précis, de valable, de bien raisonné ou d'appuyé sur l'expérience. H est pour l'indulgence, il est pour le pardon, il est pour l'amnistie. Jusqu'à (juel point? Avec quelles réserves? quelles distinctions et discernements? C'est sur quoi il n'a jamais senti le besoin de s'expliquer. En résumé, il n'a pas d'idées spéculatives, qui ne soient une • répétition ou une outrance, sauf en littérature.
On ne lui tient pas assez compte de celles qu'il a eues dans celle province de l'esprit. Et même il ne s'est pas rendu
DU ROLE DE LA LITTÉRATURE. 3:;i
toute la justice qui lui est due. Il a fait plus qu'il ne s'est vanté d'avoir fait. (Voir Extension de la lautjue.) Bien des critiques ont dit d'Hugo qu'il manquait d'idées; et il semble que ce soit précisément ce que je viens de dire. Cependant, de leur sentiment au mien, je crois que la dilTérence est grande, et la voici : moi je constate simplement et sans ombre de reproche. C'est que je ne demande pas à l'artiste d'avoir des idées spéculatives; il n'est pas dans sa fonction d'artiste d'en avoir; il serait étonnant qu'il en eût; il est déterminé qu'il n'en aura pas, et cela par les dons mêmes qu'il possède. Je ne me scandalise nullement si Hugo a parfois, comme on l'a dit, des idées de M. Havin; ce fut l'inévitable rançon du gigantesque développement d'Hugo dans un autre sens. Lorsqu'on s'est si énormément élargi du côté de l'imagination de toutes les imaginations, qu'on a, dans cette carrière, dépassé de beaucoup tous les mortels, même ceux d'avant-garde, on doit être dispensé d'autres mérites Quand se fera-t-on à cette idée qu'un môme homme a un peu de tout, mais que le mieux doué ne peut posséder tout à un degré éminent, et surtout posséder des facultés qui sont entre elles contradictoires? Pourquoi ne demande t-on pas à un Descartes ou à un Newton l'imagination métaphorique d'Hugo? Ce ne serait pas plus exigeant et plus absurde.
Si je faisais un reproche à Hugo, ce serait d'avoir affecté la profondeur de la pensée, ne l'ayant pas; mais — et c'est à ceci que j'en voulais venir — je le trouve encore excusable en ce point; et je trouve autour de lui bien d'autres coupables que lui. Hugo a voulu tout naturellement avoir ce que le public et surtout les critiques lui demandaient. Public et critiques, n'ayant pas une idée juste de la spécialisation nécessaire des esprits, confondant le génie littéraire et le génie de la raison spéculative, ont tout les premiers déterminé l'erreur d'Hugo. Quand on entend dire chaque jour que Bossuet, Rousseau, Chateaubriand sont de grands esprits, parce qu'ils sont de grands artistes littéraires, si l'on
352 LNTRODUCTION A L'HISTOIRE LITTÉRAIRE.
est soi-même évidemment un grand artiste, on s'imagine être un grand esprit, un grand penseur, et on veut en faire le personnage.
Hugo peut encore nous rendre d'autres bons offices, notamment celui-ci : par la banalité de ses idées spéculatives, en contraste violent avec l'extraordinaire originalité de ses idées artistiques, Hugo fait ressortir, mieux qu'aucun autre exemple, la différence profonde qu'il y a de l'idée pliilosophique à l'idée artistique.
En art j'appelle idée l'invention des traits d'un caractère qui paraît naturel, l'invention d'actions et de langages qui paraissent en situation ou en accord avec un sentiment, une passion donnés; de plus il y a les idées ou inventions de style, comme les mélapliores neuves, les épithètes imprévues et frappantes, et les applications nouvelles d'un mot ancien. A commencer par ces dernières, Hugo a eu prodigieusement d'idées, tout le monde en convient; mais les autres genres d'idées ne lui ont pas manqué non plus. J'avoue qu'un goût funeste pour l'étonnant, le merveilleux, l'a trop souvent égaré, et que par cette espèce d'erreur de méthode, d'erreur sur le but, il a failli souvent à trouver les vraies idées; cela est surtout sensible dans son théâtre. Mais combien d'endroits de ses romans présentent des idées incontestables; et prouvent qu'il eût été capable d'en trouver bien davantage, sans son erreur de direction. Lorsqu'on a écrit le rôle de Javert, de Mgr Bienvenu, du sergent de Waterloo, d'Éponine, les amours de Cossette, qu'on a fait si bien parler la mère, les enfants, l'homme du peuple, la courtisane, combien d'autres réussites du même genre on aurait pu obtenir! Et puis prenons garde que Hugo est plutôt un lyrique. C'est dans l'expression d'étals personnels, d'impressions occasionnelles qu'il faut surtout l'éprouver, le juger. Or sa sensibilité artistique est assurément des plus étendues, des plus variées. Le premier, Hugo a fait de l'épique avec tout ce qu'il y a de plus humble parmi les hommes, et même
parmi les animaux. Entre les inventions propres à l'artiste, il n'y en a pas de plus convenante à la fois et do plus haute que celle qui étend pour jamais le cercle de la sympathie publique sur des objets restés jusque-là forclos. A mon sens, le Revenant, Mélancolie, les Pauvres gens, Guerre civile, le Crapaud, sont à présenter comme les exemplaires les plus brillants de l'idée artistique, flnfin, je l'ai déjà dit, comme trouveur d'idées dans le langage, Ilugo est un prodige; comparer les autres avec lui, c'est les accabler. Et cependant avec tout cela cet homme fut spéculativement, rationnellement parlant, un esprit décousu, hétérogène, et, qui pis est, banal. Et cela ne pouvait pas manquer et il ne faut pas le lui reprocher.
En résumé, la littérature met de la lucidité dans le sentiment que chacun a de sa propre vie, nous fait entrer dans la vie et l'âme des autres, nous révèle nos ressemblances, l'unisson moral de l'humanité. N'oublions pas un dernier bienfait, celui qui partout est arrivé en dernier lieu : la littérature développe en nous le sentiment de la nature \
Les arts de la pratique (depuis le métier de manœuvre jusqu'au métier de gouvernant), les beaux-arts, la science, la religion, autant d'instruments à notre disposition, pour atteindre le but universel, le bonheur. Mais chacun de ces instruments possède une efficacité propre, et il ne faut pas demander à l'un ce que tel autre est seul en état de donner. Beaucoup d'esprits sont enclins à se tromper sur la vraie fonction, sur le pouvoir réel de la littérature, comme d'autres se trompent sur celui de la religion. Pas plus que la religion, la littérature n'a de quoi fournir « une conception de la vie », comme disait Taine, et bien d'autres avec lui ou après lui. La raison en est simple : ni la religion, ni la littérature n'ont
1. Je me résigne à exclure de ce livre un sujet qui mcrilerait d'amples développements.
3o4 INTRODUCTION A L'HISTOIRE LITTÉRAIRE.
la mélhode voulue pour atleiiidre à la connaissance des vérités générales, aux vues synthétiques. Certes le vrai littérateur a, comme le savant, l'observation et l'expérience pour guides; mais elles le mènent vers la réalité particulière, concrète — non vers la vérité, — qui est à l'autre pôle. La religion, en fait de conception à elle propre, n'a que la conception d'un monde qui serait peut-être <■< supérieur », mais qui, en tout cas, est hypothétique, invérifié et invérifiable. Seule la science froide, rigoureuse, sévère, accepte la discipline voulue, suit la marche prudente, lente, sondée à chaque pas, qui mène à la conception infmiment graduelle de la vie. Sans doute rêver le monde et la vie, les imaginer d'un bloc, en totalité, est bien plus agréable et plus facile, et chacun est bien maître de préférer ses songes à la vérité, mais... il ne faut pas vouloir nous donner le songe pour le réel.
Comme la religion encore, la littérature n'est pas faite pour nous munir de préceptes et de règles dans la conduite de la vie. Toute conduite avisée n'est que la réponse juste à la demande d'un milieu; et seule la science connaît un peu le milieu, qu'elle connaîtra encore mieux demain. Seule donc, elle a qualité pour nous fournir de règles quelque peu sûres. Mais, sachons-le, toute la science acquise n'est pas ici de trop. Il faut, pour trouver la règle de conduite, invoquer, selon les circonstances, tantôt telle science et tantôt telle autre; tantôt la science naturelle pour l'hygiène, et tantôt la science sociologique, ou psychologique, ou même biologique pour la morale. La science est loin d'être faite, il se peut donc qu'à certaine question la science n'ait pas encore de réponse; il faut s'y résigner. Vouloir être certain là où nous ne pouvons pas l'être, ne sert de rien. Se retourner vers la littérature ou la religion, impuissantes ici par nature, sert de moins encore. Est-ce que l'esprit littéraire et l'esprit religieux ont jamais d'eux-mêmes inventé, découvert quelque chose dans le domaine de la pratique? Pas plus que dans celui de la théorie. Ce principe d'équité, cette règle fonda-
mentale de la justice : « Ne fais pas à autrui ce que lu ne voudrais pas qu'il te fît », est-ce qu'il part de l'esprit littéraire ou de l'esprit religieux? Il procède de la considération exacte de la vie. L'observation et le raisonnement, autant dire l'esprit scientiflque, ont fait voir que l'homme était un être sociable, forcé de vivre avec des semblables, et que dès lors la réciprocité, la justice devenait l'une des conditions indispensables pour se procurer quelque chance de bonheur. Si à la maxime fondamentale quelqu'un, après cela, vient ajouter un développement ému et émouvant, celui-là est un artiste littéraire; et il montre en un seul exemple tout le rôle de l'art littéraire. Qu'un autre vienne à la maxime :« sois juste », adjoindre ce commentaire : « car Jupiter aime la justice », celui-là nous montre le rôle de l'esprit religieux. Jupiter n'a dit réellement à personne ce qu'il aimait; l'homme a dû découvrir le prix de la justice, avant de pouvoir en prêter le goût à ce témoin, ce garant, ce juge imaginaire, dont l'expérience jamais ne révéla la présence, et bien moins encore les façons de penser. « Diane aime la chasteté », disaient encore les anciens ; est-ce que Diane a jamais parlé? est-ce qu'il n'a pas fallu reconnaître d'abord la valeur pratique de la chasteté, pour pouvoir ensuite prêter à Diane le sentiment que Diane n'eut jamais, et pour cause? Qu'il s'agisse d'un précepte capital ou d'une règle secondaire, tel fut toujours le processus; et tel il sera toujours *.
J'ai rapproché la littérature et la religion parce qu'on les a également surfaites, parce qu'on a placé sur elles des espérances qui seront forcément déçues. En marche vers la triple fin : être véridique, être juste, être sympathisant, nous irions plus vite, si nous discernions nettement l'efficacité propre à
1. Que la religion prenne à son compte et répande après coup ce qui a été trouvé en dehors d'elle; qu'elle sanctionne et consacre, c'est une autre question sur laquelle il n'y a pas de doute. Et ici encore la littérature a un rôle unalof/ue; car elle aussi prend à son compte les découvertes morales qui ne sont pas de son fait, et par l'émotion les enfonce dans l'esprit humain. Voir l'Histoire considére'e comme science, p. 72 et suiv.
chaque institution. Il importe beaucoup do le savoir, la littérature (et pas plus la religion) n'enseigne de son propre fonds, de sa propre initiative, à être véridi que; elle n'enseigne pas à être juste; elle rend plus compréliensif et à être par suite plus aimant. Le rôle, si je ne me trompe, est assez beau.