‹ Introduction à La cité de Dieu de Saint AugustinChapitre 26 sur 80 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

Il n'y aurait aticune témérité à conclure de là que saint Augustip n*a lu dans roriginal ni les dialogues de Platon, ni les Ennéadesy ni aucun monument platonicien ; mais les preuves directes abondent.

Quand saint Augustin nous raconte comment il prit connaissance pour la première fois des livres platoniciens^ il nous dit qu'il les lut dans des traductions latines faites par Victorinus, rhéteur célèbre au temps de Tempereur Julien •. Or, nous avons de bonnes raisons de croire que, dans la suite de ses études philosophiques, saint Augustin continua de se servir, pour connaître les doctrines de Platon, d'intermédiaires latins. Certes, s'il est un dialogue de Platon que saint Augustin ait goûté et approfondi, c'est le Tintée. Hé bien ! dans la Cité de Dieu^ il cite un passage capital du Timée^ le sublime et célèbre discours que Dieu adresse aux dieui inférieurs, pour les convier à prendre part à l'œuvre de la création; il le cite, non dans l'original j mais dans la version de Cicéron*. En d'autres endroits de sa Cité, saint Augustin discutant cette opinion soutenue par un des interlocuteurs du Banquet^ que nul dieu ne communique avec l'homme, loin de citer

gloire da saint que le saint tui-méme. (Voyez Vita S. August,^ lih. I, cap. 2.)

' Confessions, \\sxe, viii, ch. 2.

^ Cité de Dieu, livre xni, ch. 16;

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