‹ Introduction à La cité de Dieu de Saint AugustinChapitre 31 sur 80 · INTRODUCTION. , XLIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. , XLIX

Trinité alexandrine avec la théodicée de Platon et les rapprocher toutes deux de la doctrine chrétienne*. Il assure que Plotin est, de tous les philosophes, celui qui a le mieux entendu Platon ^. Partout, il identifie ouvertement l'ancien platonisme avec le nouveau. Dans sa première ferveur pour les néo-platoniciens, il allait jusqu'à dire que Plotin, c'était Platon mênje, revenu sur la terre % et cette admiration, que sa jeunesse avait si vivement ressentie, à ce moment de christianisme douteux encore où un de ses amis, nourri de ses pensées, osait rapprocher Platon et Plotin de Jésus-Christ ^, il ne la désavoue pas, même au déclin de sa vie et dans son plus considérable ouvrage ^

Il y a là une méprise grave. Je n'en acbuse pas la sagacité de saint Augustin, mais sa connaissance imparfaite des textes. En plusieurs endroits, il oppose, avec un rare à-propos et une

1 Cité de Dieu, livre x, ch. 2, 9, 23, 24.

* Même ouvrage, livre ix, ch. 10.

^ « Cetle voix de Platon, la plus pure et la plus éclatante quMl y ait daus la philosopliie, s'est retrouvée dans la l)ouche de Plotin, si semblable à son maître qu'ils paraissent contemporains et cependant assez éloigné de lui pour que le premier des deux semble ressuscité dans Tatitre. (Contre les Académiciens, livre ni, n. 41.]» Comp. Soliloques, livre i, ch. 4, 6, ^.

* Voyez les Lettres, 71, p. 128, l.

' Cité de Dieu, livre ix, ch. 17 ; livre x, ch. 2, 14.

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