‹ Introduction à La cité de Dieu de Saint AugustinChapitre 51 sur 80 · LXXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXX INTRODUCTION

comme simultanés. Il coxmatt le temps d*une connaissance indépendante du temps, comme il meut les choses temporelles sans subir aucun mouvement temporel. Il a donc vu que ce qu'il avait fait était bon l£u même où il avait vu qu'il était bon de le faire, et, en regardant son ouvrage accompli, il n'a pas doublé ou accru sa connaissance, comme si elle eût été moindre auparavant, lui dont l'ouvrage n'aurait pas toute sa perfection, si l'accomplissement de sa volonté pouvait ajouter quelque chose à la perfection de sa connaissance. C'est pourquoi, s'il n'eût été question que de nous apprendre quel est l'auteur de la lumière, il aurait suffi de dire : Dieu fit la lumière ; ou si l'Écriture eût voulu nous faire savoir en outre par quel moyen il l'a faite, c'eût été assez de ces paroles : Dieu dit que la lumière soit faite, et la lumière fut faite ; car nous aurions su de la sorte non-seulement que Dieu a fait la lumière, mais qu'il l'a faite par sa parole. Mais comme il était important de nous apprendre trois choses touchant la créature : qui l'a faite, par quel moyen, et pourquoi elle a été faite, l'Ecriture a marqué tout cela en disant :. «Dieu dit : que la lumière soit faite, et la lumière fut faite, et Dieu vit que la lumière était bonne. » Ainsi c'est Dieu qui a fait toutes choses; c'est par sa parole qu'il les a faites, et il les a faites parce qu'elles sont bonnes. Il n'y a point

Page 1