‹ Introduction à La cité de Dieu de Saint AugustinChapitre 75 sur 80 · CXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXX INTRODUCTION

pouvait être que dans une nature bonne, et en même temps muable, qui pût être corrompue par le vice. Car si le vice ne Veut pas corrompue, c*est qu'il n y aurait pas eu de vice , et dès lors il D*y aurait pas eu non plus de mauvaise volonté. Si donc le vice Ta corrompue, ce n'a été qu'en ôtant ou diminuant le bien qui était en elle. Il n'est donc pas possible qu'il y ait eu éternellement une mauvaise volonté dans une chose où il y avait auparavant un bien naturel que cette mauvaise volonté a altéré en le corrompant. Si donc cette mauvaise volonté n'a pas été éternelle, je demande qui l'a faite. Tout ce qu'il reste à supposer, c'est que cette volonté ait été rendue mauvaise par une chose en qui il n'y avait point de volonté. Or, je demande si cette chose est supérieure, inférieure ou égale. Supérieure, elle est meilleure. Comment, dès lors, n'a-t-elle aucune volonté ? comment n'en-a-telle pas une bonne? de même, si elle est égale, puisque tant que deux choses ont une bonne volonté, l'une n'en produit point de mauvaise dans l'autre. Il reste que le principe de la mauvaise volonté de la nature angélique, qui a péché la première, soit une chose inférieure à cette nature et privée elle-même de volonté. Mais cette chose, quelque inférieure qu'elle soit, quand- ce ne serait que de la terre , le dernier et le plus bas des éléments, ne laisse pas , en sa qualité de nature et de sub-

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